Pour l’instant, les actions sont surtout posées à Jonquière parce que c’est principalement là que les membres du groupe résident.

Une collecte pour la planète

Si vous voyez de plus en plus de jeunes en train de ramasser des déchets dans les rues de Jonquière, vous n’avez pas la berlue. Non, il y a plutôt une prise de conscience des jeunes pour sauver la planète. « Si on ne le fait pas, qui va le faire ? » C’est à partir de cette question que Jérôme Samson, Alexandre Richard et Simon Larouche ont décidé de faire leur part pour l’environnement.

« On a écouté un film, et ça nous a réveillés sur l’environnement, sur nos agissements. On a commencé nous trois. On a décidé d’aller dans les rues pour faire notre part, pour faire un vrai changement », a expliqué Jérôme Samson, âgé de 18 ans, lors d’un entretien avec Le Quotidien.

Même s’ils n’ont qu’une heure devant eux, les jeunes en profitent pour aller ramasser les déchets.

Le trio a commencé à aller dans les rues sans faire trop bruit, mais il y a trois semaines, ils ont décidé de créer le groupe Facebook The CleanEarth Project, « un nom que j’ai inventé », qui atteint déjà les 550 membres. Le nombre d’adeptes ne cesse d’augmenter. Les jeunes profitent du réseau social pour partager leurs actions et des articles sur l’environnement de partout dans le monde. Sur la page, comme mot de présentation, le message est on ne peut plus clair : « L’idée est simple : prends un sac et va ramasser des déchets qui traînent dans les rues, les parcs, les écoles, etc. Il est maintenant l’heure d’agir au lieu de parler. Embarque avec nous pour un avenir meilleur. »

« Il y a même un membre de l’Algérie qui partage ce qui se passe chez lui », se réjouit Jérôme.

Ally Brassard et Jérôme Samson ont ramassé huit sacs de poubelles, lundi soir, sur la voie ferrée près du terminus de la Société de transport du Saguenay (STS), à Jonquière.

Selon lui, les membres sont assez jeunes, « de 14 à 22 ans peut-être ». Les instigateurs trouvaient important de sensibiliser la population, même les plus jeunes. Il n’y a pas d’horaire particulier pour la collecte. Les participants y vont quand ils ont le temps.

« Je travaille environ 50 heures par semaine, mais à mes pauses et au dîner, je vais ramasser dans les rues. Sinon, j’essaie d’y aller au moins une fois par semaine, souligne celui qui travaille comme élagueur-arboriculteur. Ce soir, par exemple, je suis seul avec ma blonde, et on a le temps d’y aller. On n’a pas besoin de sortir longtemps. Même si on remplit juste un sac d’épicerie, c’est suffisant. »

Quand on lui demande ce qui le surprend le plus dans ses collectes, Jérôme est catégorique : les contenants de café sont abandonnés en grand nombre dans la nature.

Quand on lui demande ce qui le surprend le plus dans ses collectes, Jérôme est catégorique : les contenants de café sont abandonnés en grand nombre dans la nature. « C’est vraiment frappant. On trouve beaucoup de verres à café, surtout dans les fossés et sur le bord de la route. Les gens les lancent par les fenêtres. Quand on repasse à la même place quelques jours plus tard, il y en a autant. Ça m’a vraiment sensibilisé. Je me suis même acheté une tasse à café réutilisable. »

Celui qui est à la base du mouvement en compagnie de ses amis avoue se faire regarder par les passants, mais ce n’est pas un jugement, selon lui. Il croit vraiment que leurs gestes portent leurs fruits et qu’ils aident les gens à repenser leur mode de vie.

Pour l’instant, les actions sont surtout posées à Jonquière parce que c’est principalement là que les membres du groupe habitent. Mais gageons que leur bonne action va faire des petits assez rapidement !