Véronique Tremblay montre les résultats de la prise de sang prise sur sa chienne Tara et qui confirment qu’elle a été contaminée par la maladie de Lyme

Une chienne piquée par une tique

Un cas de la maladie de Lyme a récemment été répertorié à Saguenay, alors qu’une tique a piqué une chienne de Lac-Kénogami.

Véronique Tremblay, la maîtresse de Tara, un labernois de cinq ans, et sa voisine Catherine Bergeron ont remarqué en mai dernier qu’une tique se trouvait sur la peau de l’animal domestique.

Elles ont tenu à diffuser l’information afin que les propriétaires d’animaux portent une attention particulière à cette tique, mais aussi pour que les citoyens en soient aussi avisés afin de prévenir une infection de la maladie de Lyme chez l’humain.

« Nous avons remarqué la présence de la tique le 28 mai. Nous avons amené le chien et la tique chez le vétérinaire afin d’en savoir un peu plus. Le 27 juillet, nous avons reçu les résultats de l’analyse de la tique et il a été démontré qu’elle était porteuse de la maladie de Lyme », racontent les deux dames lors d’un entretien avec Le Progrès.

« Le vétérinaire a fait une prise de sang sur la chienne Tara le 22 août. Le lendemain, nous avions les résultats voulant que la prise de sang était positive à la maladie de Lyme (borrelia burgdorferi ou borréliose) », mentionnent-elles.

Le vétérinaire a prescrit des antibiotiques la chienne de 61 livres, pour une durée de deux semaines. Une seconde prise de sang sera effectuée dans trois mois, en novembre, afin de s’assurer que la chienne n’est plus atteinte de la maladie.

Le docteur Robin Tremblay, vétérinaire de la Clinique vétérinaire de Jonquière, a effectivement analysé Tara et a pu faire les prises de sang pour déterminer si l’animal était porteur de la maladie de Lyme.

La propriétaire du chien s’était rendue à son bureau de Jonquière après avoir remarqué une petite bosse. La tique a été découverte. Ces bestioles sont souvent porteuses de la borréliose. Une certaine surprise a été constatée lorsque les tests sanguins se sont révélés positifs à la maladie de Lyme.

« Avec le traitement à l’antibiotique, à très bonnes doses, cela devrait être efficace à 95 pour cent. Tout devrait rentrer dans l’ordre », estime le vétérinaire.

« J’ai eu quelques cas similaires au fil des années et tous provenaient du secteur de Lac-Kénogami. Ce n’est pas scientifique comme analyse, mais chaque fois que des gens viennent me voir avec leur animal ayant été piqué par une tique, je leur suggère fortement de faire une prise de sang », précise Robin Tremblay.

Symptômes
Si la tique s’attaque surtout aux animaux poilus, elle peut aussi s’agripper à l’humain. Santé Canada précise que les symptômes varient d’une personne à une autre, mais que les signes apparaissent habituellement de trois à 30 jours après la piqûre de l’insecte.

On peut dénoter des symptômes de la grippe, une éruption cutanée, de la fièvre, des frissons, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires et la présence de ganglions lymphatiques enflés.

Le Labernois de cinq ans a été piqué par une tique ayant été contractée la maladie de Lyme.

Santé Canada, sur son site Internet, spécifie que si les symptômes ne sont pas traités, cela peut entraîner des conséquences importantes comme des maux de tête sévères, une paralysie faciale, des douleurs intermittentes musculaires, des os, des articulations et des tendons.

On parle même de troubles cardiaques (palpitations et rythme anormal), des troubles neurologiques (confusion mentale, étourdissements, perte de mémoire, etc.).