Une charte pour valoriser l’alimentation au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Une dizaine d’organisations du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont lancé cette semaine un projet d’alimentation durable afin de créer une collaboration entre les agriculteurs, les familles et les organismes de la région.

L’initiative Borée propose une charte invitant à repenser l’alimentation. Le texte a été lancé par les partenaires en janvier dernier et peut être signée par le public depuis lundi.

La charte a été adoptée par les partenaires en janvier dernier et est disponible en ligne depuis lundi. 

« Nous souhaitons que tous les citoyens de la région puissent se nourrir d’aliments locaux, abordables et bénéfiques à leur santé », explique le groupe.

Santé de la population, prospérité de la région, préservation des ressources et vitalité de la communauté : telles sont les valeurs au centre du projet. 

L’initiative regroupe de nombreux partenaires comme l’Université du Québec à Chicoutimi, la Table agroalimentaire Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Union des producteurs agricoles ou encore la Direction régionale du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Le projet comprend quatre volets, un pour chacune des saisons. « En marquant si distinctement notre mode de vie, les saisons révèlent des traits de notre caractère régional », croit le groupe.

Pour l’hiver, le groupe souhaite encourager la collaboration, le partage d’équipement, les initiatives entre différents secteurs.

Pour le printemps, l’idée est de changer les façons de cultiver, de cuisiner et de penser l’alimentation régionale.

En été, le groupe souhaite valoriser les recettes et les aliments locaux afin de les faire rayonner.

En automne, le projet souhaite se concentrer sur des pratiques durables et environnementales.

« [Nous voulons] que les générations futures aient accès aux mêmes ressources que le territoire nous fournit actuellement », affirme Borée.

Afin de guider cette réflexion, le groupe pose plusieurs questions : « Comment mieux utiliser les expertises et les ressources dont nous disposons déjà dans la région ? Comment pouvons-nous améliorer nos façons de faire ? Comment célébrer et faire rayonner nos réalisations ? [Ou encore] Quelle prise de conscience devons-nous faire ? »

De concert avec le public et les producteurs, l’organisme tentera de répondre à ces questions dans les prochains mois.