Une campagne plutôt calme

Pour une deuxième fois, en autant de mois, les électeurs de la circonscription électorale de Roberval sont invités à exercer leur droit de vote en vue de trouver un successeur au député démissionnaire, Philippe Couillard.

Les électeurs de la circonscription créée en 1930 devront faire un choix parmi sept candidats lors du scrutin du 10 décembre.

« C’est une campagne qui se mène sur le pilote automatique. La candidate de la CAQ tente de ne pas faire d’erreur et de ne pas nuire à sa propre candidature, voulant profiter de la vague caquiste qui a déferlé sur tout le Québec. On joue très prudemment du côté de la CAQ. Les autres partis sont un peu mal pris. Ils n’ont rien de précis à présenter. Il n’y a pas beaucoup d’espace pour les partis d’opposition », explique l’animateur de l’émission matinale à Planète 99,5 à Roberval, Louis Arcand.

Roberval tenté par le pouvoir

Alors que l’élection partielle dans Roberval compte sept candidats en lice, M. Arcand est d’avis que la candidate de la CAQ possède une longueur d’avance. « La vague n’est pas encore éteinte. En déclenchant les élections aussi rapidement, François Legault a profité du fait que les deux autres partis sont un peu désorganisés et sans chef », ajoute celui qui est également directeur des opérations pour Cogeco Média.

À moins d’un revirement de situation, tout semble indiquer que Roberval se tournera, une fois de plus, vers le pouvoir. « Les gens de Roberval sont habitués au pouvoir, ça fait quelques fois qu’ils le sont. Je crois qu’ils apprécient être au pouvoir », conclut Louis Arcand.

Peu de vague à Dolbeau-Mistassini

« C’est peut-être arrivé un peu trop rapidement après l’élection générale. Les gens n’ont pas tellement la tête à la politique à ce moment dans l’année. En plus, on retrouve trois candidats de la première élection. Les électeurs ne sont pas tous informés de ce qui se passe », explique l’animateur à Planète 100,3 François Rousseau. Le principal intéressé est d’avis que le portrait aurait pu être différent après les Fêtes.

À l’instar de son comparse de Roberval, il est lui aussi d’avis qu’il y a eu bien peu de campagne sur le terrain, à l’exception de quelques candidats. François Rousseau croit plutôt que la campagne s’est déroulée, partiellement, sur les réseaux sociaux. Celui qui œuvre à la station de radio dolmissoise rappelle qu’il y a eu beaucoup de politique en peu de temps, pour les gens du coin. Depuis l’automne 2017, les électeurs ont voté à l’élection municipale, à l’élection partielle au fédéral visant à remplacer Denis Lebel, à l’élection générale provinciale et devront retourner aux urnes en vue de l’élection partielle provinciale du 10 décembre.

Deux options

« Les électeurs se retrouvent devant deux choix, choisir le pouvoir ou se tourner dans l’opposition pour presque quatre ans. Les électeurs seront tentés de se tourner vers quelqu’un qui est au pouvoir et qui peut offrir des petits surplus ou choisir quelqu’un qui pourra défendre les intérêts du comté », conclut-il.