La directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, croit que la saison touristique se déroule encore très bien cette année.

Une bonne saison pour le tourisme au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La saison touristique au Saguenay-Lac-Saint-Jean serait en pleine ébullition. Encore une fois, le nombre de touristes dans la région pourrait atteindre un nouveau record, alors que les premiers mois de la saison estivale ont attiré bien des visiteurs.

Julie Dubord, directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, croit que la saison touristique pourrait atteindre un sommet encore une fois cette année avec son achalandage estival. Son intuition est basée sur les échos de personnes dans l’industrie et sur les observations qu’elle a pu faire, au cours de l’été, dans les différents événements et lieux touristiques.

« Si on regarde tous les bilans des festivals, qui sont un peu notre baromètre, tous les résultats sont bons. À l’heure actuelle, je pense qu’on pourrait s’en aller vers une très bonne saison », a-t-elle confirmé, rencontrée dans son bureau situé au centre-ville de Saguenay. Elle rappelait tout de même qu’aucun résultat n’avait été calculé et que le bilan officiel se ferait à la fin octobre. « Sans être mesurée empiriquement, on peut dire qu’on devrait avoir encore une bonne saison et peut-être, qui sait, encore meilleure encore que les années précédentes. Ça fait trois ans de suite qu’on brise les précédents records. »

Elle pense que les nombreuses nouveautés ajoutées aux attraits touristiques de la région ont vraiment suscité l’intérêt des touristes. Par exemple, elle pensait à l’ajout d’animaux au Zoo sauvage de Saint-Félicien, comme les oursons et les pandas roux, le spectacle immersif de l’Ermitage Saint-Antoine, le spectacle multisensoriel de la Caverne du Trou de la fée, ou encore l’exposition de dinosaures du Musée du Fjord.

Julie Dubord pense que les nouveaux pensionnaires du Zoo de Saint-Félicien, comme les pandas roux, ont certainement attiré des touristes.

La directrice générale a noté que le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne plaisait pas qu’à une seule clientèle, ce qui lui faisait gagner des points auprès des touristes.

« On peut autant attirer celui qui est amateur de plein air, celui qui vient en famille, celui qui veut simplement juste venir manger et boire de la bière. On a plusieurs atouts, on peut s’installer sur les bords d’une plage, d’une montagne, du fjord ou encore voir de grands paysages. On est capable d’attirer et d’intéresser une large gamme de clientèles et ça, c’est un gros avantage qu’on a », a continué la directrice générale.

Selon elle, le nouveau porte-parole, Philippe Laprise, a d’ailleurs aidé la population à choisir la région comme endroit pour passer les vacances.

Un portrait global

L’achalandage le plus important serait de la mi-juillet à la fin août. Le début de ce mois serait d’ailleurs le moment marqué par l’arrivée de nombreux touristes européens. Les touristes internationaux comptent pour 15 % de tous les touristes qui mettent les pieds au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors que les Québécois représentent 85 % des visiteurs. Les Français totalisent quant à eux 90 % des touristes internationaux.

Le nouveau spectacle à la caverne du Trou de la fée, à Desbiens, saura lui aussi plaire aux touristes.

Si avant on parlait de tourisme expérientiel, aujourd’hui c’est le tourisme transformationnel qui est populaire. Les touristes voudraient retirer quelque chose de leurs vacances, ils souhaiteraient apprendre. « Ce n’est plus seulement des vacances passives et seulement de trouver le paysage beau. On veut entrer en contact avec la communauté comme à Mashteuiatsh, ou encore dans les parcs nationaux, etc. Ils veulent réfléchir et être transformés par leurs vacances. »

Elle ajoutait que le tourisme gastronomique avait également toujours la cote, et que le Saguenay-Lac-Saint-Jean pouvait également tirer son épingle du jeu avec ce créneau.

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LA MAIN D'OEUVRE AUSSI DIFFICILE À RECRUTER

(Myriam Arsenault) – Les entreprises de l’industrie du tourisme n’échappent pas à la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe actuellement la région. Plusieurs ont dû mettre en place différentes stratégies et mesures pour trouver des employés.

« Je pense que la difficulté est généralisée. Elle n’est pas propre au Saguenay-Lac-Saint-Jean ni à l’industrie du tourisme », a clarifié la directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, d’entrée de jeu. 

Elle a précisé que l’industrie touristique avait des postes qui n’avaient jamais été comblés et que les gestionnaires avaient réussi avec des « manières créatives et solidaires qui ont fait en sorte que le client ne remarque pas la différence ». Malheureusement, elle comprenait que ces solutions étaient souvent temporaires pour les gestionnaires. 

Elle a révélé que des mesures avaient été prises pour rendre plus visibles les offres d’emplois de l’industrie touristique pour le public. À l’échelle du Québec, les gestionnaires cherchent à encourager la population à s’intéresser davantage à l’industrie du tourisme et à briser certains mythes. Par exemple, les emplois touristiques ne sont pas seulement saisonniers, alors que des gens comme elle y travaillent à l’année.