Gilbert Dominique

«Une bonne nouvelle», affirme Gilbert Dominique

Le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, croit que la mise sur pied de cette commission d'enquête sur les relations entre les services publics et les autochtones est une très bonne décision de la part du gouvernement.
Selon lui, ce geste permettra de bâtir une relation de confiance entre les Premières nations et les services publics de la province. « J'ai appris la nouvelle cet après-midi [mercredi]. J'ai également pu parler à Philippe Couillard à ce sujet. C'est une bonne nouvelle », raconte-t-il.
Gilbert Dominique croit que l'un des plus grands défis de cette commission d'enquête sera la question des délais. « On doit prendre le temps de tout faire avec rigueur, estime le chef. Par contre, je crois que Québec doit s'entendre avec les Premières nations sur des actions qui seront mises en place prochainement. On peut pendre des actions à court terme. »
Il mentionne notamment la formation des policiers, qui devrait être modifiée pour toucher davantage les questions autochtones. « Souvent, ce sont les jeunes qui sont envoyés dans les régions plus éloignées, et ils n'ont pas connaissance des enjeux qui touchent les Premières nations. Ils les découvrent une fois sur place, et ils ne sont pas formés pour y faire face. On pourrait améliorer leur formation », conclut Gilbert Dominique
La députée du Parti québécois et critique en matière de condition féminine, Mireille Jean, estime que l'annonce du gouvernement de mettre sur pied une commission d'enquête publique est un pas dans la bonne direction, mais qui ne va pas assez loin.
« Ma première réaction a été "enfin! ", raconte Mme Jean. Enfin, le premier ministre décide de passer à l'action en faisant l'annonce. Toutefois, je trouve que le délai de deux ans de la commission d'enquête est un peu long. Ce sont des événements qui sont déjà présents depuis longtemps et ça va être long avant qu'on ait des résultats. »
Selon la députée, il serait nécessaire de produire un rapport intermédiaire, qui pourrait être publié à mi-parcours, afin de donner de premières pistes de solutions. « J'aimerais que le gouvernement annonce des mesures transitoires pour aider les femmes autochtones. Présentement, à court terme, c'est un terrain vide », ajoute-t-elle.
« Par ailleurs, le mandat de la commission d'enquête est assez large. On va devoir rester vigilant pour que les femmes autochtones ne soient pas laissées de côté. C'est quand même à cause des événements dont elles ont été victimes qu'on a créé cette commission d'enquête », poursuit Mireille Jean.