Les étudiants au baccalauréat en enseignement des sciences de l’UQAC, Jessica Lord, Karol-Ann Côté et Gabriel Auclair, ont participé à une séance d’Alloprof en compagnie de leur enseignant Ugo Collard-Fortin et Marc-Andre Brassard, responsable du Centre Alloprof à Saguenay (à l’arrière).

Une belle expérience terrain chez Alloprof

Trois étudiants au baccalauréat en enseignement des sciences de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont pu réaliser une belle expérience terrain, alors qu’ils ont accompagné les enseignants du Centre Alloprof en sciences.

Les étudiants ont assisté à la séance de lundi en compagnie de leur enseignant, le chargé de cours Ugo Collard-Fortin. Jessica Lord, Karol-Ann Côté et Gabriel Auclair ont eu congé de cours cette semaine. Cette expérience terrain sera reconnue comme une période de cours dans leur formation universitaire de trois heures s’inscrivant en complémentarité des trois stages déjà présents au sein du programme, a précisé le communiqué soulignant la collaboration.

« On avait déjà un partenariat avec Alloprof, mais c’était le volet recherche. Mais on voulait quelque chose de plus terrain avec nos enseignants. On a la chance d’avoir Alloprof. Cette année, la collaboration est en phase exploratoire. On souhaite l’étendre à l’enseignement en mathématiques l’an prochain », a-t-il expliqué.

Alloprof permet aux jeunes du primaire et du secondaire de recevoir de l’aide de vrais enseignants en sciences et en mathématiques pour les aider dans leurs devoirs à la maison. Ils peuvent obtenir ce secours au téléphone, par textos, sur les forums ou dans les cyberclasses. « Le but c’est de regarder ce que le jeune n’a pas compris et de le guider. Souvent, on peut même travailler  trois profs ensemble sur la même question », a détaillé Marc-André Brassard, responsable du Centre Alloprof à Saguenay, et co-instigateur du projet.

En ce moment, les 14 enseignants qui participent ont des tâches à temps partiel et viennent compléter leur semaine en se rendant notamment à la salle aménagée à l’école Charles-Gravel, à Chicoutimi-Nord. En raison de l’implication de partenaires, comme Rio Tinto et le ministère de l’Éducation, les enseignants sont rémunérés pour leur travail. « Mon but, c’est qu’ils se disent en arrivant “Cool, ma journée est finie” », a poursuivi M. Brassard, en misant sur le côté ludique de cette implication.

Cinq finissants en quatre ans

Toutefois, Ugo Collard-Fortin a reconnu que ses trois étudiants risquent bien de ne pouvoir s’impliquer dans Alloprof, car il croit qu’il est fort possible qu’ils aient des tâches complètes assez rapidement dans leur carrière. « Malheureusement, on en forme de moins en moins. Cette année à l’UQAC, on n’a pas de finissant en enseignement des sciences. Il va y avoir cinq finissants en quatre ans. Ça n’assure même pas la relève. Ils vont être en demande rapidement », a-t-il révélé.