Une fois que le pavage sera terminé sur le boulevard de l'Université, les responsables verront à placer la ligne blanche à un mètre de la bordure afin de permettre aux cyclistes de circuler en sécurité.

Une bande cyclable sera aménagée

Saguenay se ravise. Une bande cyclable d'environ un mètre sera aménagée sur le boulevard de l'Université, entre les boulevards Talbot et Saint-Jean-Baptiste. Mais il s'agirait d'une solution temporaire.
Au moment où les travaux d'asphaltage avancent à bon pas, les élus et fonctionnaires ont décidé d'acquiescer à la demande du cofondateur du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL), Pierre Lavoie.
Ce dernier avait été bien surpris de lire récemment que son idée de rétrécir les voies de circulation de quelques centimètres de chaque côté du boulevard de l'Université n'avait pas été retenue.
Un peu de place
«Je n'ai rien contre le fait que mon idée ne soit pas appliquée. Mais je veux savoir ce que l'on va faire à la place. Plusieurs cyclistes empruntent le boulevard de l'Université pour rejoindre le boulevard Saint-Jean-Baptiste et en revenir et ils aimeraient le faire en sécurité", indique Pierre Lavoie.
«Je ne demande pas une piste cyclable, mais seulement que la bande blanche en bordure du chemin puisse être placée à un mètre de la bordure, afin de laisser un espace raisonnable aux cyclistes. Ça ne coûte rien en plus et ça ferait le bonheur des cyclistes», dit-il.
Après avoir dit non à cette idée, les gens de Saguenay ont changé leur position.
«Mais ce n'est pas une solution permanente. Ce que nous allons faire, c'est similaire à ce que l'on retrouve sur le boulevard Talbot. L'accotement sera un peu plus large pour assurer une certaine sécurité aux cyclistes», mentionne Jacques Cleary, président de la Commission des travaux publics à Saguenay.
«Mais nous allons continuer d'analyser une autre solution. Une étude démontre que la vitesse moyenne des automobilistes sur ce tronçon du boulevard est supérieure à 122 kilomètres à l'heure (limite de 90 km/h). Nous pensons qu'une bande cyclable n'est pas assez sécuritaire. Je ne suis pas convaincu qu'il s'agit de la meilleure solution», reprend M. Cleary.
Pour l'instant, le conseiller municipal va analyser la situation en attendant de trouver la solution idéale.
Sbegin@lequotidien.com