Ils étaient des centaines à marcher toute la nuit au centre Mario Tremblay, afin d’amasser des fonds pour le Relais pour la vie.

Une autre nuit pleine d’émotions au Relais pour la vie Lac-Saint-Jean-Est

Près de 300 survivants, proches aidants et combattants du cancer et une trentaine d’équipes de marcheurs ont pris part à la 14e édition du Relais pour la vie Lac-Saint-Jean-Est d’Alma, dans la nuit de vendredi à samedi. Louise Lajoie et son conjoint ont accepté, pour cette édition, le rôle de porteurs d’espoir.

Quelques minutes avant le départ des survivants, Meggie Gonthier, agente de développement pour la Société canadienne du cancer, était fébrile. « Toutes les équipes se préparent à passer la nuit. Ils ont tous décoré leurs tentes et ont apporté des repas », a-t-elle indiqué. Elle était très fière que quelques milliers de luminaires aient été vendus, en l’honneur de quelqu’un qui combat le cancer ou encore en mémoire de quelqu’un qui l’a combattu.

L’événement a changé de nom cette année. Les organisateurs ont décidé d’ajouter le nom de la MRC, parce qu’il y a des équipes des 13 villes de la MRC, et pas seulement d’Alma, a expliqué l’agente de développement.

Porteurs d’espoir

Le titre de porte-parole a aussi changé de nom cette année, pour prendre celui de porteurs d’espoir. C’est Louise Lajoie et son conjoint qui ont accepté ce rôle pour la 14e édition. Ils ont tous les deux été atteints du cancer.

La porteuse d’espoir Louise Lajoie a accepté ce rôle pour encourager la population à donner pour la cause.

Leur histoire commence en 1996. Ils ont alors deux enfants, une fille de 6 ans et un garçon de 2 ans. Le conjoint de Mme Lajoie apprend qu’il est atteint du cancer de Hodgkin. À partir de là s’amorce un long combat avec de la chimiothérapie et de la radiothérapie.

« Quand ça t’arrive, dans ton couple, tu penses que tu es épargné de ça, mais ç’a été mon tour en 2008 ; j’ai eu une tumeur au cerveau », a expliqué Mme Lajoie dans une entrevue téléphonique avec Le Progrès. Elle a dû affronter une opération de neuf heures et demie « avec la tête ouverte en deux », les cheveux rasés.

Aujourd’hui, 11 ans plus tard, la porteuse d’espoir va très bien. Elle a accepté le rôle et espère aider à faire avancer la cause, en encourageant les gens à donner.

Elle a d’ailleurs fait plusieurs défis pour récolter des fonds. Par exemple, elle a fait lettrer son auto aux couleurs du Relais pour la vie et elle demandait à son entourage de prendre sa voiture en photo lorsqu’il la voyait passer. Elle donnait 5 $ au Relais par photo. Vendredi, elle a annoncé qu’elle devait donner 475 $, aidée par ses proches. La concession Mitsubishi a offert de doubler son montant en offrant 500 $.

Ils étaient des centaines à marcher toute la nuit au centre Mario-Tremblay d’Alma, afin d’amasser des fonds pour le Relais pour la vie.

« Plus on va donner d’argent, plus la recherche va avancer, plus il va y avoir des survivants comme moi et plus il va y avoir de porteurs d’espoirs », a-t-elle insisté. Mme Lajoie a perdu sa belle-mère d’un cancer, en 1993, alors qu’elle avait 49 ans. Donc, accepter ce rôle cette année à 50 ans était très émouvant pour elle. Elle voit que la recherche a beaucoup évolué depuis ces années-là et sait que les dons continueront d’aider les autres personnes atteintes.