Annie Labonté, directrice générale de l’Association pour la promotion des droits des personnes handicapées de Jonquière (APDPH), et Maxim De la Sablonnière, éducateur.
Annie Labonté, directrice générale de l’Association pour la promotion des droits des personnes handicapées de Jonquière (APDPH), et Maxim De la Sablonnière, éducateur.

Une association de Jonquière se réinvente pour venir en aide aux handicapés

Radio communautaire, Zumba en ligne, visionnement de films : une association pour personnes handicapées de Jonquière s’est réinventée pendant la pandémie pour continuer à aider les gens. Après des mois de confinement, ils reverront enfin leur clientèle avec l’ouverture du camp de jour.

« Ça leur a changé les idées et ça a brisé leur isolement », explique Annie Labonté, directrice générale de l’Association pour la promotion des droits des personnes handicapées de Jonquière (APDPH). Chaque semaine, des intervenants organisaient des activités en ligne.

Pour plusieurs personnes handicapées, le confinement a été une perte de repères, croit Mme Labonté. « La pandémie a brisé leur routine. On a essayé de leur en redonner une autre. »

Le contact entre l’organisation et sa clientèle n’a pas été rompu. Les intervenants ont pu continuer à intervenir et à offrir de l’aide à travers la pandémie. « Par contre, plusieurs personnes n’avaient pas accès à Internet », constate Mme Labonté.

S’adapter

La semaine dernière, c’était l’ouverture du camp de jour de l’APDPH, un service très attendu. En raison de la pandémie, le camp sera ouvert deux jours par semaine au lieu de quatre.

Après des mois de confinement, le camp de jour a fait beaucoup de bien aux personnes qui le fréquentent. « On a un jeune qui n’était pas sorti depuis le début de la crise, explique Mme Labonté. Sa mère est venue me voir après la première journée et m’a dit : il était tellement heureux, je l’ai vu dans ses yeux. »

La reprise du camp permet aux jeunes de revoir leurs amis et d’entrer en contact avec d’autres personnes que leur famille. « Ça donne aussi un répit aux familles », explique Mme Labonté.

Ce ne sera pas un été ordinaire au camp. Les intervenants qui sont jumelés avec une seule personne devront porter une visière en tout temps. Pour les groupes, la distance de deux mètres devra être respectée en tout temps.

« On a su se réinventer, dit Annie Labonté. Nos 11 intervenants sont très créatifs. » Les jeux ont été adaptés à cette nouvelle réalité et des mesures sanitaires ont été mises en place.

La capacité des groupes a été diminuée, passant de 28 à 18 cette année. Pour les personnes demandant un suivi personnalisé avec un intervenant, l’APDPH en accueille autant que par le passé.

Normalement, le camp fermera le 6 août, mais Mme Labonté aimerait bien continuer à offrir le service deux semaines de plus.