Lauraine Gagnon et Réjean Lavoie ont de quoi sourire. La saison 2016 a été exceptionnelle avec 206 985 visiteurs et un surplus financier de 769 889 $.

Une année exceptionnelle pour le Zoo de Saint-Félicien

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a connu une année exceptionnelle en franchissant le cap des 200 000 visiteurs et en dégageant un surplus de 769 889 $.
Les trois éléments essentiels pour connaître une excellente saison ont été réunis : du beau temps, un prix de l'essence bas et un dollar américain fort.
Il fallait remonter à l'année du 50e pour obtenir un aussi bon résultat. Cet achalandage de 206 985 personnes a été gonflé par l'assistance aux 67 représentations de l'aventure nocturne Anima Lumina. Ce sont 23 803 spectateurs qui ont assisté à cette nouveauté.
« Si nous comparons l'achalandage seulement pour le zoo, il a été de 183 182, soit une hausse de près de 21 000 visiteurs comparativement à l'année précédente. En combinant les deux augmentations, la hausse se chiffre à 40,6 % », souligne la directrice générale Lauraine Gagnon.
La région visite encore le site touristique en grand nombre. Ils ont été 61 259 à le faire, comparativement à 44 514 en 2015, une augmentation de 37,6 %. Pour le reste du Québec, ce sont près de 87 000 personnes qui ont visité la locomotive touristique régionale.
Les Européens encore nombreux
L'attrait du Zoo sauvage pour les Européens ne se dément pas. Ils ont été 56 035 cette année, soit 15 % de plus qu'en 2015. Cette clientèle représente plus du quart des visiteurs du site. « Nous constatons que certains visiteurs européens sont à leur deuxième et même troisième visite. La hausse est importante, mais ce n'est pas un record. Nous avons déjà accueilli plus de 80 000 visiteurs européens », a commenté la directrice générale. La grande majorité vient de la France. Notons tout de même la présence de 1200 Italiens et le fait que les 1800 visiteurs provenaient de 69 pays différents.
Lauraine Gagnon a souligné qu'une nouvelle clientèle pourrait se pointer le nez dans le futur, les Chinois. « Nous avons constaté que plus de 31 000 consultations du site Internet provenaient de la Chine, soit autant que la France. C'est une belle surprise qui laisse penser que cette clientèle pourrait débarquer un jour au zoo. »
La direction du zoo est très satisfaite de la réponse du public pour Anima Lumina, car elle ne s'était pas fixé d'objectif. C'est une moyenne de 355 personnes qui ont assisté à chaque spectacle. Sur les 23 803 visiteurs, 27 % ont aussi visité le zoo. 
Pour 2017, on veut attirer encore plus de personnes. « Comme il s'agissait de la première année et que le spectacle a commencé en juillet, nous n'avions pas de visuels. Nous allons faire une promotion très ciblée. Les gens sont unanimes, ils adorent cette expérience nocturne », précise la directrice.
Surplus
En dégageant un surplus de près de 800 000 $, le zoo enregistre sa 2e meilleure année financière à vie. Évidemment, la hausse de la clientèle explique ce bon résultat. Les revenus ont été de 7,2 M $, comparativement à 5,8M $ en 2015.
Cette bonne année a permis d'investir 600 000 $ dans le projet Anima Lumina et l'aménagement de la pouponnière et de la clinique vétérinaire. Le solde du fonds de développement et désormais de 396 000 $.
2016, une année charnière
L'année 2016 aura été marquante pour le Zoo sauvage de Saint-Félcien avec une subvention de Québec de 26 M $ et une excellente saison touristique.
« Dans quelques années, lorsque les observateurs dresseront le bilan des initiatives du zoo, ils constateront que 2016 est une année charnière, le point de départ d'une nouvelle aventure qui a consolidé notre position d'attraction touristique majeure. L'implication de 26 M $ du gouvernement du Québec a eu pour effet immédiat de lancer sur la voie rapide notre ambitieux plan de développement de 32,5 M $ », a affirmé le président du conseil d'administration Réjean Lavoie.
Il est persuadé que l'excellente année et le surplus dégagé en 2016 vont faciliter la récolte nécessaire de 6,5 M $ pour toucher la subvention de Québec. « Ça démontre qu'en plus de nous autofinancer, on dégage des profits intéressants que nous réinvestissons dans le site. C'est de bon augure pour notre campagne, car nous avons fait une estimation d'un potentiel de 20M $. Nous avons donc bon espoir d'atteindre notre objectif. Nous ferons le point sur notre campagne de financement le 6 février prochain. Nous allons alors présenter le président d'honneur », a-t-il mentionné.
Les retombées économiques du Zoo sauvage sont évaluées à 30 M $ par année. « En 2024, ces retombées atteindront 50M $. L'achalandage annuel sera alors de 240 000 visiteurs », prédit-il.
Les prochains investissements se feront en 2018 avec un nouvel habitat des ours polaires que l'on promet spectaculaire.