Une année difficile pour la suppléance au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Les écoles primaires et secondaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en mesure de combler leurs besoins en termes d’enseignants, mais pour trois centres de services scolaires de la région sur quatre, un manque à gagner se fait sentir au niveau de la suppléance. Dans certaines situations, des enseignants sont même appelés à combler des postes dans d’autres champs de compétences.

C’est le cas pour les centres de services scolaires (CSS) du Pays-des-Bleuets, des Rives-du-Saguenay et du Lac-Saint-Jean. Seul le CSS De La Jonquière se dit en mesure de combler tous ses besoins, confirme la conseillère en communication Stéphanie Audet.

Aux Pays-des-Bleuets, « la prochaine année s’annonce extrêmement difficile » au niveau des remplacements. Quant aux tâches à temps plein ou partiel, « nous comblons avec des enseignants d’autres champs de compétences. Nous continuons nos efforts de recrutement et invitons les personnes intéressées à postuler », a expliqué Marie-Ève Bernard, conseillère en communication au CSS du Pays-des-Bleuets. Cette dernière confirme que la liste de priorités a été écoulée, mais dans le contexte de la COVID-19, elle s’attend à plus de remplacements en raison des absences qui pourraient être plus nombreuses.

Au CSS du Lac-Saint-Jean, les efforts de recrutement se poursuivent également, maintenant et tout au long de l’année, afin de regarnir les banques de personnel suppléant qui sont très limitées. En ce moment, tous les postes d’enseignants sont comblés pour la rentrée – outre quelques tâches partielles qui seront comblées d’ici la rentrée –, mais selon la conseillère en communication Véronique Leclerc, « comme par les années passées, l’enjeu sera toutefois au courant de l’année, en termes de remplacements ».

Aux Rives-du-Saguenay, où les élèves sont déjà de retour en classe depuis mardi, les ressources enseignantes nécessaires étaient disponibles pour combler les postes, mais on qualifie de « restreinte » la banque de suppléance. C’est pour cette raison que là aussi, mentionne la conseillère en communication Claudie Fortin, les « efforts de recrutement sur une base constante afin de bonifier cette banque de suppléance » se poursuivront pour répondre aux éventuels besoins.