Une action pour dénoncer la précarité financière

Les membres de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Chicoutimi (AGEECC) ont tenu une action sur le campus de l’institution, mercredi, afin de demander au gouvernement québécois d’investir les transferts fédéraux qui proviennent du programme canadien de prêts et bourses dans l’aide financière aux études (AFE).

Au total, ce serait 550 000 $ qui manqueraient aux étudiants du Cégep de Chicoutimi qui bénéficient du service de prêts et bourse du gouvernement. Selon Étienne Mailloux, président de l’AGEECC, cela équivaut à 125 $/mois par étudiant.

L’action, qui s’est déroulée mercredi, consistait pour les étudiants à venir se servir des ramens chauds sous le principe d’une soupe populaire. Selon le communiqué dévoilé par l’AGEECC, l’objectif principal était de démontrer au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, la précarité financière considérable dans laquelle se trouvent les étudiants.

La campagne « Où est notre argent » a été menée par les associations étudiantes de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) afin de demander au ministre Roberge et à son gouvernement que les sommes qui proviennent de l’abolition des crédits d’impôt sur les manuels et les études soient rendues à la communauté étudiante.

« Nous demandons au ministre Roberge de s’engager formellement à investir les transferts fédéraux dans le programme d’Aide financière aux études. Les associations étudiantes attendent toujours des réponses », a souligné Philippe Clément, président de la FECQ, par le biais d’un communiqué. Ève-Marie Fortier