Les quatre fantastiques, comme ils se surnomment, célèbrent la fin de leur défi, accompagnés la fille de Denis Turcotte, Maève-Lee.

Une 5e marche pour la différence complétée

L’émotion était au rendez-vous à la ligne d’arrivée du 24 heures de marche pour la différence, vendredi matin, au Quartier général de la Sécurité publique de Saguenay. Le policier Denis Turcotte et ses trois acolytes ont franchi tous ensemble la haie d’honneur formée par 300 jeunes de différentes écoles de la Commission scolaire De La Jonquière.

« Pour nos enfants ! », s’est exclamé Denis Turcotte en brandissant le drapeau arborant le logo de la marche. Entourés de parents et d’amis, les quatre marcheurs ont célébré leur arrivée.

« Je suis tellement fier de voir autant de gens. Ça donne beaucoup d’espoir pour la suite des choses », mentionne M. Turcotte. La partie la plus difficile de la marche est sans nul doute la nuit, alors que la plupart sont endormis. « On atteint un mur durant ces heures-là, mais cette nuit on a tenu le coup en lisant des mots que des jeunes avec un trouble du spectre de l’autisme nous avaient écrits, explique le policier de Jonquière. C’était vraiment touchant. »

Chaque heure, les fiers marcheurs retournaient s’alimenter et se réchauffer à l’École polyvalente de Jonquière. Ils en profitaient pour refaire le plein d’énergie et de détermination afin d’affronter le froid. « On a eu du beau temps malgré tout, avec environ 3 °C toute la nuit. C’est la pluie en après-midi jeudi qui a rendu les choses plus difficiles. Mais je n’ai jamais douté de nous ! »

En plus des quatre marcheurs qui ont complété les 24 heures, Denis Turcotte estime qu’une dizaine de personnes les ont accompagnés tout au long du défi. « Pas toujours les mêmes, mais même durant la nuit, nous étions toujours une dizaine à marcher », ajoute-t-il. 

La marche se veut une façon de démontrer les difficultés des jeunes qui vivent avec une différence. «La détermination et la persévérance que ces enfants démontrent sont impressionnantes. Je suis très fier de voir ma fille Maève-Lee [atteinte de dysphasie sévère] avancer chaque jour », explique le père de quatre enfants.

La cinquième édition vient de se terminer et déjà le policier de Jonquière ne ferme pas la porte à une nouvelle édition. « Si je suis en santé et que la vie me le permet, je vais continuer », conclut-il.

Denis Turcotte à l’arrivée de la marche pour la différence. Il a marché dans les rues de Jonquière pendant 24 heures accompagnées de trois acolytes.