La professeure en technique d’architecture Maude Thériault a transporté sa salle de classe sur la rue du Séminaire afin d’assister à la présentation orale de ses élèves portant sur l’histoire des résidences qui s’y trouvent.

Une « charrette » multidisciplinaire

La tenue du congrès de l’Ordre des architectes du Québec à Chicoutimi, du 20 au 21 septembre, sera l’occasion pour les étudiants en sciences humaines et en technologie de l’architecture du Cégep de Chicoutimi de s’impliquer, entre autres, dans l’organisation d’une « charrette » multidisciplinaire visant à redéfinir une mission à l’ancien site de l’usine Stone-Consol, de Port-Alfred.

Si le terme charrette est bien connu par le commun des mortels, il prend une signification particulière en architecture, explique Maude Thériault, professeure en technologie de l’architecture au Cégep de Chicoutimi. L’expression est née au 19e siècle, en France, d’une pratique des étudiants architectes aux Beaux-Arts qui transportaient et complétaient les maquettes ou dessins d’architecture inachevés pendant le trajet à bord d’une charrette, vers le lieu de présentation. Elle signifie être en retard ou à la limite d’une échéance.

C’est ainsi que le 21 septembre, dès 8 h, des étudiants en architecture, des membres de l’Ordre des urbanistes du Québec et des professionnels diplômés feront travailler leurs méninges afin de coucher sur papier un projet de requalification du site de la Consol avec les aménagements nécessaires. Ce sprint d’architecture prendra fin à 16 h avec la présentation des projets imaginés.

Outre cette activité, Mme Thériault ajoute que les étudiants en sciences humaines seront intégrés à une autre démarche destinée à mettre en valeur leurs connaissances acquises en histoire, en sociologie, en géographie, en économie et en politique.

Dans le cadre d’un travail d’équipe, les étudiants devront présenter les maisons qui longent la rue du Séminaire à Chicoutimi, désignée avenue patrimoniale, en racontant leur histoire, celle de leur propriétaire initial, le style architectural, etc. « On a voulu profiter du fait que le congrès a lieu à l’Hôtel Chicoutimi et que les participants devront se déplacer à pied vers le cégep pour réaliser cette démarche d’intégration de leurs connaissances », explique Mme Thériault.

Une répétition générale a eu lieu jeudi après-midi, alors que les étudiants étaient présents sur la rue du Séminaire, sous un radieux soleil d’été, pour peaufiner les présentations.

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BEAUCOUP DE PLACE POUR LE BOIS

Le congrès de l’Ordre des architectes du Québec accordera une large place à l’utilisation du bois dans la construction de bâtiments.

Dix ans après l’adoption de la Charte du bois, Caroline Frenette, porte-parole de Cecobois, entretiendra son auditoire sur la place occupée par le bois dans les constructions au Québec, à l’occasion d’un atelier. La présence de diverses variétés d’arbres dans, sur et à proximité des édifices, leur contribution au cycle de vie du bâtiment et le confort des usagers feront l’objet d’une présentation par Louise Hénault-Éthier, chef de projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Une table ronde sur les chantiers de construction en bois, les pièges à éviter et les façons de protéger les ouvrages pendant le chantier propre au bois aura lieu avec la participation des conférenciers Guillaume Bédard-Blanchet, ingénieur chez Art massif, Francis Moisan, ingénieur chez Charpentes Montmorency, et Simon Adnet, ingénieur chez Nordic Structures.

Des visites organisées sur les projets récents à Saguenay, comme le pavillon des loisirs Mellon, la bibliothèque de Jonquière, le chalet d’accueil du parc Rivière-du-Moulin et l’Écohameau de La Baie, sont prévues au programme des congressistes.