Un week-end country bien rempli à Labrecque

Du 5 au 8 juillet, la municipalité de Labrecque et ses 1300 habitants ont vibré au rythme du country avec la 18e édition de leur festival rassemblant musique et compétitions équestres.

Le 7 juillet, quelques minutes avant que le premier cowboy traverse le manège à toute allure sur sa monture, la directrice du conseil d’administration, Manon Fillion, a annoncé au président du festival, Gérard Chiasson, que les estrades du manège étaient complètes.

L’animateur des rodéos ERQ, Joey Tardif, a rappelé au public que les bêtes, utilisées lors de la montée des taureaux et chevaux sauvages, ne sont pas maltraitées.

3000 personnes étaient venues acclamer ce spectaculaire rodéo animé par l’excellent Joey Tardif, de l’Équipe de rodéo du Québec (ERQ). « Même si ça va nous prendre une semaine à nous remettre de cet événement exigeant au niveau de l’organisation, ce genre de nouvelle est une poussée d’adrénaline pour tout le monde », lance M. Chiasson. Comme le festival n’a pas d’installations fixes, année après année, le vice-président du festival, Gilles Villeneuve, met plusieurs jours avec une équipe à monter et démonter tout le site.

Les jeunes aussi pouvaient monter un taureau.

Les organisateurs estiment que, tout comme l’an passé, près de 35 000 personnes auront mis les pieds sur le site, que ce soit pour les activités gratuites ou payantes. Cet événement n’aurait pas autant de succès sans les 130 précieux bénévoles qui répondent à toutes les demandes et règlent les problèmes dans l’immédiat. Petite ferme, kiosques, animation, compétitions et spectacles de musique ont diverti les visiteurs de tous âges. Près de 300 campeurs s’étaient installés sur le site pour s’immerger dans la vie des cowboys.

« C’est sans compter la centaine d’équipes du Club de barils Saguenay-Lac-Saint-Jean Côte-Nord qui campent aussi sur le site avec leurs chevaux et leurs installations », mentionne William Dorval, un bénévole qui s’occupe des campeurs.

Le président du Festival du cowboy de Chambord, William Laroche, était sur place pour constater le succès du Festival country de Labrecque et offrir ses félicitations aux organisateurs. Ce sera à son tour d’accueillir de populaires spectacles de rodéo du 2 au 5 août prochains.

Le président du Festival country de Labrecque, Gérard Chiasson, était bien fier de voir les estrades se remplir lors du Rodéo ERQ.

Bien-être animal
Pendant le rodéo ERQ, où s’entrecroisent des épreuves de gymkhana et des épreuves de rodéo, l’animateur, Joey Tardif, a mentionné à maintes reprises que les animaux étaient bien traités et ne souffraient pas. Il faisait sans doute référence à la polémique survenue un peu plus tôt ce printemps alors que des défenseurs d’animaux souhaitaient empêcher ce genre de festivités.

« L’animal n’est pas maltraité. Le cheval ou le taureau sauvage essaient d’enlever la sangle qu’on vient de fixer à ses flancs. Cette sangle le chatouille le temps de l’épreuve qui dure maximum huit secondes », explique M. Tardif. Ces animaux sont choisis pour leur réactivité et leur façon de bouger. Leur génétique y est même pour quelque chose. Certains animaux, qui ne réagissent pas à cette sangle, ne sont pas de bons sujets pour les rodéos. Les spectateurs étaient à même de constater qu’avant d’entrer dans le manège, les bêtes, en bon état de chair, patientaient calmement et sans stress dans les enclos munis de nourriture et d’eau.

Avant de monter sur la scène du Festival country de Labrecque, Jason Hudon et David Jalbert se sont promenés sur le site pour aller à la rencontre de leur public.

+ JASON HUDON ET DAVID JALBERT PRÈS DE LEUR PUBLIC

Le 7 juillet dernier, Jason Hudon et David Jalbert ont rempli le grand chapiteau du Festival country de Labrecque. Généreux et passionnés par leur travail, les deux acolytes se sont promenés dans la foule du festival pour aller à la rencontre de leurs admirateurs. 

Jason est natif de Labrecque et possède toujours un appartement à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Les deux amis sont fiers de gagner leur vie grâce à la musique et d’en faire leur mode de vie. « Quand quelqu’un te demande ce que tu fais dans la vie et que ça commence par “Je joue de la musique”, c’est l’fun », réfléchit David. 

Guitare à la main, après ses spectacles, David adore poursuivre ses soirées autour d’un feu avec ses fans. Quant à Jason, il travaille présentement sur un deuxième album qui lui ressemble encore plus. « J’ai le goût de jouer et chanter pour moi, sans nécessairement penser à ce que le monde veut entendre », souligne-t-il. 

Ayant travaillé pendant dix ans dans une usine de fabrication de matelas, David Jalbert est un gars de bras qui adore le travail manuel. Dans ses temps libres, il rénove sa maison située en banlieue de Montréal. Même s’il ne se presse pas pour sortir un nouvel album, en spectacle, il offre beaucoup de nouvelles chansons à son public, inspirées de ce qu’il vit.

Même s’il est divertissant et amusant, le clown Gaspé, campé par Dominique Audet, joue un rôle important pour protéger la vie des cowboys.

+ PLUS QU'UN SIMPLE CLOWN

Bien que les enfants le trouvent rigolo, Gaspé n’a rien d’un simple clown. Dominique Audet, de son vrai nom, campe le rôle du barrelman (homme baril). C’est un animateur et divertisseur de taureau. 

« C’est certain qu’on se fait parfois blesser. En début de saison, je me suis fait casser le nez », raconte le téméraire homme de New Richmond, en Gaspésie. Il est aussi là pour protéger le cowboy et constamment analyser la situation. Il travaille en étroite collaboration avec les bullfighters. 

Engagé par les festivals, M. Audet consacre son été à parcourir le Québec pour couvrir 15 rodéos. Comme il n’y a pas assez de compétitions dans la province, il est camionneur le reste de l’année. 

« Enfant, je rêvais de faire du rodéo. J’ai fait plusieurs épreuves, dont la montée des taureaux et chevaux sauvages », conclut le sympathique Gaspé, qui devait retourner au manège pour faire son travail.