François Chartier présente son Il Microscopi, un vin catalan qui servira à financer la Fondation de ma vie

Un vin au profit de la Fondation de ma vie

Le sommelier François Chartier est en ville pour lancer Il Microscopi (le microscope), un vin rouge d’origine catalane dont 100 % des profits sont redistribués à la Fondation de ma vie de l’hôpital de Chicoutimi.

Pour la petite histoire, le vin a été créé en 2012 alors que l’oenologue Irene Alemany, une amie de François Chartier, terminait des traitements de chimiothérapie pour un cancer du sein qu’on lui avait diagnostiqué. Il tire son nom du microscope à la fine pointe de la technologie qu’il a permis de financer. Aujourd’hui, si le microscope est maintenant payé, le quatrième millésime de ce rouge sert toujours à financer de l’équipement médical en Catalogne.

« Quand j’ai appris ce qu’il lui était arrivé et ce qu’elle faisait avec ce vin-là, j’ai tout de suite pensé : il faut faire quelque chose », raconte le sommelier reconnu internationalement en marge du Festival des vins de Saguenay. François Chartier, qui vit à Barcelone, a donc décidé d’importer au Québec non seulement ce vin, mais aussi le principe de bienfaisance qui l’accompagne. « Ça touche tout le monde. On connaît tous quelqu’un qui de près ou de loin a été affecté par le cancer », précise-t-il.

Importation
Avec son agence privée d’importation, Les Vignerons de Chartier, François Chartier a amené au Québec une centaine de caisses de ce vin. Il remettra tous les profits des ventes à la Fondation de ma vie, à l’image de ce qu’Irene Alemany fait avec les revenus de cette bouteille.

« On m’a demandé de faire un événement pour la fondation en novembre, pour célébrer son dixième anniversaire. J’ai raconté l’histoire d’Il Microscopi et ils ont tout de suite trouvé ça extraordinaire. [...] Pour que le montant que l’on verse soit un peu plus substantiel, j’ai décidé aussi de verser tout l’argent qu’on va faire avec les événements que je monte. La fondation ne le sait pas encore, mais je vais organiser un événement en octobre à Montréal et on lui remettra tous nos profits. »

Histoire de famille
En dehors de la bonne cause qu’il soutient, ce vin dont le cépage est le carignan, se démarque aussi par son histoire. C’est le grand-père d’Irene Alemany qui a planté les vignes il y a plusieurs années déjà. Elles commencent seulement à devenir exploitables, notamment en raison des changements climatiques. Le vignoble qui le produit est tout petit, mais les plus grandes tables d’Espagne s’arrachent sa production.

«C’est un vin qui est gorgé de fruits. Il est prêt à boire à la mise en bouteille, mais qui peut vieillir un peu, tout en souplesse et un peu épicé », indique François Chartier.

Ceux qui aimeraient s’en procurer devront par contre s’armer de patience. De la centaine de caisses que François Chartier a importée, il ne restait qu’une trentaine de bouteilles, vendredi soir.

Les ventes rapides de ce vin s’expliquent tant par la bonne cause que par sa qualité. « La qualité prime toujours dans ces cas-là. La première bouteille est facile à vendre avec une cause comme celle-là. Si le vin n’est pas terrible, les gens ne reviennent pas. »

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LA RUE RACINE BONDÉE

(Andréane Vallée) - Le point de rendez-vous populaire était bel et bien la rue Racine au centre-ville de Chicoutimi vendredi soir. La rue était bondée pour la première soirée du Festival des vins de Saguenay. 

Une foule hétéroclite se promenait à travers la cinquantaine de kiosques alignés. Les festivaliers côtoient les terrasses pleines des restaurants environnants ainsi que les «foodtrucks» installés un peu partout. De jeunes adultes, des moins jeunes, et de jeunes familles se sont partagé l’espace, parfois serré, sur la rue bloquée pour l’événement. Ils ont sans doute profité du temps clément, bien qu’un peu nuageux, pour goûter aux multiples produits offerts. 

Un des kiosques les plus populaires était sans nul doute celui du Domaine Pelchat Lemaître-Auger. Le rosé servi par Mario Pelchat semblait bien plaire aux festivaliers qui dépensaient quelques coupons pour en boire une coupe. « Ça fait deux heures que le site est ouvert et on n’a pas arrêté encore ! », souligne le chanteur populaire. Il ne refusait d’ailleurs aucune photo ou bouteille à signer. « Il y a une effervescence. Il y a toujours quelqu’un à qui parler. C’est toujours un plaisir de revenir à la maison et de présenter quelque chose qu’on a à coeur », ajoute-t-il. 

Le festival continue samedi après-midi à partir de 14 h et se poursuit jusqu’en soirée.

Des centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous sur la Racine, vendredi soir. Le Festival des vins de Saguenay se poursuit jusqu’à samedi soir.