Un trio d’ambassadeurs pour l’Aquagym de Dolbeau-Mistassini

Dolbeau-Mistassini a recruté Pierre Lavoie, Justin Saint-Pierre et Sylvie Bernier pour mener à bien sa campagne de financement de l’Aquagym. L’opération, qui vise à d’amasser 1,5 million de dollars, sur un budget total de 17,1 millions, sera appuyée par plusieurs entrepreneurs et citoyens du milieu.
Dans la rangé du haut, Camil Tremblay, Guy Godbout, Pierre Hébert, Rémi Rousseau, Mario Fortin, et Luc Simard; dans la rangée du bas, Marie-Claude Tremblay, Dominic Saint-Pierre, Jimmy Laliberté, Justin Saint-Pierre, Pascal Cloutier et Pierre Lavoie.

« On s’est souvent fait demander si on était trop ambitieux avec cette campagne, a mentionné d’emblée Pascal Cloutier, le maire de Dolbeau-Mistassini, lors d’une conférence de presse tenue lundi. Oui, on est ambitieux, parce que c’est le plus beau et plus gros projet réalisé par la ville de Dolbeau-Mistassini à ce jour. »

Sur un budget de 17,1 millions de dollars, la Ville, qui investit 6,8 millions dans le projet, souhaite amasser 1,5 million de dollars avec une grande campagne de financement. Pour y arriver, trois grosses pointures ont été recrutées comme ambassadeurs, soit Pierre Lavoie, ambassadeur des saines habitudes de vie, Justin Saint-Pierre, arbitre dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et Sylvie Bernier, championne olympique en plongeon. 

« On aurait pu se croiser les doigts et espérer que la seule piscine de la MRC de Maria-Chapdelaine ne rende pas l’âme, a-t-il ajouté. On aurait aussi pu simplement remplacer le bassin existant, mais on s’est permis de rêver, parce qu’on croit que le sort de notre collectivité y est lié, que ce soit pour la santé des citoyens et pour l’attractivité du territoire dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. »

Pour l’athlète et cofondateur du Grand défi Pierre Lavoie, cette infrastructure, qui devrait être complétée en 2021, fait partie des clés pour adopter et maintenir de saines habitudes de vie, peu importe son âge. « La nage est un des trois seuls sports que l’on peut pratiquer jusqu’à 90 ans, avec la marche et le ski de fond », a-t-il mentionné. Avec plus de 500 000 lacs et 3 % des réserves d’eau douce de la planète, il estime qu’il est impératif d’avoir de telles infrastructures pour apprendre à nager de manière sécuritaire, d’abord en piscine, pour ensuite pouvoir profiter de la nage en eau libre. 

Sylvie Bernier, qui a participé à la conférence de presse par vidéoconférence, est elle aussi ravie d’être une ambassadrice de l’Aquagym. Au-delà de l’importance de bouger, la médaillée d’or en plongeon au tremplin de trois mètres aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 a aussi martelé l’importance de la prévention. « J’ai vécu le pire moment de ma vie quand j’ai vu mon neveu se noyer devant mes yeux », a-t-elle témoignée, en faisant référence au livre Le jour ou je n’ai pas pu plonger, qu’elle a publié plus tôt cette année. À travers cette épreuve douloureuse, elle a su trouver la lumière en s’associant à la Société de sauvetage pour faire la promotion du programme Nager pour survivre, qui permet à des jeunes d’apprendre des techniques pour éviter la noyade. 

Justin Saint-Pierre, arbitre dans la LNH et fondateur d’une école d’arbitrage, a pour sa part félicité tous les acteurs qui ont participé à ce projet. « Voir que le territoire qui m’a vu naître se prend en main pour demeurer un milieu vivant et attractif doté d’infrastructures qui vont permettre aux jeunes de développer leur plein potentiel, ça me parle beaucoup », a-t-il mentionné. 

En plus du trio d’ambassadeurs de renom, plusieurs personnalités locales feront partie du cabinet de campagne, qui aura pour mandat de solliciter les entreprises et les citoyens à faire des dons pour l’Aquagym, dont les élus Luc Simard, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Mario Fortin, maire de Normandin, et Rémi Rousseau, conseiller municipal de Dolbeau-Mistassini. Ces derniers seront épaulés pas Pierre Hébert, de SBL Avocats, Jimmy Laliberté, de Deloite, Dominic Saint-Pierre, de Cafés Dominic Saint-Pierre, Camil Tremblay, de Malette, Marie-Claude Tremblay, des Caisses Desjardins du Nord du Lac-Saint-Jean, Jean Trottier, d’Hydromec, et Guy Godbout, à titre de citoyen. 

Justin St-Pierre, Pierre Lavoie et Pascal Cloutier.

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COURS GRATUIT POUR LES JEUNES DE LA MRC AFIN DE PRÉVENIR LES NOYADES

À compter de 2021, lorsque l’Aquagym ouvrira ses portes, tous les jeunes de 8 et 9 ans de la MRC de Maria-Chapdelaine pourront suivre le cours Nager pour survivre gratuitement, touchant près de 1200 enfants.

C’est l’annonce qui a été faite lors de la conférence de presse pour annoncer les ambassadeurs de la campagne de financement de l’Aquagym, lundi, à Dolbeau-Mistassini.

C’est pour prévenir de telles situations que la médaillée olympique Sylvie Bernier s’implique auprès de la Société de sauvetage depuis quelques années. 

Au Québec, près de 80 personnes se noient chaque année, dont une dizaine d’enfants, a pour sa part souligné Raynald Hawkins, directeur général. Selon ce dernier, plusieurs de ces morts pourraient être évitées si tous les enfants recevaient la formation qui permet d’apprendre des techniques de base pour prévenir les noyades.

Ce programme est arrivé au Québec en 2010 à la suite de la recommandation du coroner Jacques Ramsay, qui a suggéré de suivre les traces de ce programme efficace qui avait fait ses preuves en Ontario. Après un projet pilote, où 1000 jeunes ont reçu la formation en 2010, près de 16 000 jeunes l’ont suivie en 2018. « On espère offrir le programme à tous les 94 000 élèves de 3e année d’ici huit ans », a mentionné M. Hawkins. 

À un coût moyen de 25 $ par élève, le Québec serait fou de se passer d’une telle mesure, qui est parmi les plus efficaces pour prévenir la noyade, selon l’Organisation mondiale de la santé, a-t-il soulevé.

La MRC de Maria-Chapdelaine est la première au Québec à s’engager à offrir gratuitement la formation à tous les jeunes sur son territoire. Selon Pierre Lavoie, la MRC de Maria-Chapdelaine sert d’exemple, car cette formation devrait être offerte gratuitement à la grandeur du Québec, estime-t-il. Trois écoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean offrent déjà la formation à ses élèves. « On veut que toutes les écoles y adhèrent », a ajouté Sylvie Bernier.