Les cyclistes ont poussé leur vélo dans la neige au lieu de rouler. Ils étaient 25 au départ et sept à l'arrivée!

Un très long calvaire

C'est de peine et de misère que sept cyclistes ont réussi à traverser le lac Saint-Jean à vélo hier. Ce qui devait être une randonnée à vélo a été plutôt une longue marche. Ils ont pris neuf heures pour franchir les 32 kilomètres entre Péribonka et Roberval, ce qui est plus lent que les nageurs l'été.
25 cyclistes ont pris le départ de Péribonka hier matin à 8h. Les conditions difficiles, bourrasques de vent et la neige rendaient difficile de rouler à vélo de montagne sur des traces de motoneige qui disparaissaient plus le vent soufflait. D'ailleurs, la moitié du peloton a abandonné après quelques kilomètres. C'est seulement ceux avec des vélos à grosse roue (fat bike) et un seul en vélo de montagne qui ont réussi cet "exploit".
Ce qui aurait pu être une belle randonnée a été un long chemin de Damas. «Nous n'avons roulé en vélo que six kilomètres sur les 32. Ça n'a pas été facile. Je ne pensais pas que ça serait si dur, je suis bien content d'être arrivé", a commenté Roberto Boudreault de Saint-Félicien.
Son ami Jean-Pierre Carlos gardait le sourire même s'il n'a pas eu grand plaisir. «On ne peut pas dire que nous avons eu du fun. Si nous avions roulé au moins au lieu de marcher autant. C'est une expérience que je ne regrette pas, mais il faudrait se préparer et attendre d'avoir de meilleures conditions», a commenté le propriétaire de GFX.
D'ailleurs, des cyclistes aguerris savaient que ce n'était pas le moment idéal pour effectuer cette traversée. La fin mars ou le début avril présente de meilleures conditions à cause de la croûte qui se forme le matin sur la neige. «On s'en doutait, mais David (Lecointre) a travaillé fort pour organiser cet événement. Nous avons complété avec lui, les 32 kilomètres même si ç'a été très exigeant mentalement», a mentionné Clément Ferland.
Un périple que ne regrette pas l'instigateur David Lecointre. «J'aurais préféré de meilleures conditions, c'est sûr, mais c'est ça le lac Saint-Jean, il est imprévisible. Je remercie les gars qui ont embarqué avec moi dans cette folie», a-t-il commenté exténué au Village sur glace de Roberval.
Les cyclistes ont dû composer avec des conditions très difficiles. Le vent et la neige ont compliqué le travail des valeureux cyclistes. «Il y a des grands bouts où on ne voyait rien. On avançait péniblement. À un moment le froid a commencé à me gagner, j'ai décidé d'arrêter avant la fin», a confié Sébastien de Jonquière qui ne pensait pas autant souffrir.
Au départ, David Lecointre croyait réaliser la traversée entre trois et quatres heures. Finalement, ça leur a pris neuf heures. Reste à voir s'il retentera le coup l'an prochain. Chose certaine, sa préparation devra être meilleure et il devra attendre que les conditions soient optimales afin que les cyclistes roulent au lieu de pousser leur vélo dans la neige.