À 11 h vendredi, les enfants ont décollé à bord d’un hélicoptère pour des tours d’une vingtaine de minutes.
À 11 h vendredi, les enfants ont décollé à bord d’un hélicoptère pour des tours d’une vingtaine de minutes.

Un tour d’hélicoptère pour des enfants malades

Thomas Dufour
Le Quotidien
Trois enfants malades et leur famille ont pu s’envoler à bord d’un hélicoptère, vendredi matin, à l’aéroport d’Alma. Le projet a été organisé par les Clowns thérapeutiques Saguenay et Hélicoptères Panorama pour célébrer la fin des traitements d’une petite fille.

« Je ne pensais pas que le lac était aussi grand ! , s’est exclamé Félix-Antoine, huit ans, en débarquant de l’hélicoptère. Mon petit frère a eu peur, mais pas moi. »

Les enfants et leur famille ont décollé à 11 h vendredi pour des tours d’une vingtaine de minutes. Ils ont survolé le lac Saint-Jean avant de revenir vers la rivière Péribonka.

« On a survolé Saint-Bruno et on a vu notre maison », mentionne la maman de Félix-Antoine, Marie-Claude. Des amis de la famille leur ont envoyé la main alors qu’il survolait leur quartier.

« Au début je voulais aller les chercher à l’hôpital en hélicoptère, mais c’était un peu compliqué », explique Josée Gagnon, cofondatrice des Clowns thérapeutiques. Il y a un mois, elle a demandé de l’aide sur Facebook pour amener les enfants en hélicoptères. Elle a reçu une cinquantaine de messages.

Les trois enfants, Laurianne, Félix-Antoine et Victor se connaissent depuis deux ans. Ils se sont rencontrés à l’hôpital alors qu’ils étaient hébergés pour des traitements. « C’est comme une grande famille », dit Moïra Scheffer-Pineault, cofondatrice des Clowns thérapeutiques.

C’était la première fois que les enfants et leurs parents faisaient un tour d’hélicoptère.

C’était la première fois que les deux clowns revoyaient les enfants depuis le début du confinement en mars dernier. « D’habitude, on les voit chaque semaine à l’hôpital. Pendant trois mois on a seulement pu leur parler sur FaceTime », explique Josée Gagnon.

Le confinement a été une période un peu spéciale pour ces enfants, ajoute la thérapeute. « D’habitude, comme ils sont immunosupprimés, ils doivent toujours faire attention. Du jour au lendemain, tout le monde s’est ramassé dans la même situation, ils n’étaient plus les seuls. »

Pendant trois moins, les enfants n’ont pas pu voir les clowns et les autres enfants à l’hôpital. « On est contents de se revoir aujourd’hui », confirme Karine, la maman de Victor.

« Les enfants capotent, ils sont vraiment énervés », s’est exclamée Josée Gagnon en les voyant arriver à l’aéroport. Elle a enfilé rapidement son nez de clown avant d’aller à leur rencontre.

Le pilote, Patrice Bellerose, a réalisé quelques manœuvres pour le plus grand bonheur des enfants. « Je n’ai pas eu mal eu cœur, mais ça bougeait pas mal », souligne la thérapeute.

Les enfants ont appris qu’ils iraient faire de l’hélicoptère il y a deux semaines. « Josée leur a annoncé par vidéoconférence. D’habitude, Victor parle beaucoup, mais là il était bouche bée », dit Karine, la maman de Victor.

« On essaie de faire ce genre d’activité le plus souvent possible surtout pour des causes comme ça », conclut Patrice Bellerose, pilote d’hélicoptère.