Le terrain de Pierre-Luc Gauthier et Nadine Côté a subi de lourds dommages, alors que la rivière Saguenay a emporté une partie de leur terrain, vendredi. L’eau éclaboussait même sur les fenêtres de la résidence.

Un terrain grugé par l’eau à Canton-Tremblay

Un couple de Canton-Tremblay a eu une mauvaise surprise, vendredi, alors que les vagues de la rivière Saguenay ont emporté une bonne partie de son terrain. En commençant par former un petit trou, l’eau a ensuite causé l’effondrement d’une importante partie de sa cour arrière.

« J’entendais de l’eau claquer dans ma porte-patio. Je suis donc sortie voir ce qui se passait et c’est à ce moment que j’ai remarqué le gigantesque trou », a expliqué Nadine Côté, résidante du boulevard Tadoussac.

Rapidement, elle a décroché le téléphone pour appeler les policiers, ne sachant pas qui joindre.

Les pompiers sont rapidement débarqués et ont assuré les propriétaires que le terrain était sécuritaire. Ils ont érigé un périmètre de sécurité. Un géologue viendra lundi inspecter le terrain et les autorités prendront des décisions pour la suite des choses.

« C’est inquiétant, avec toute la pluie qu’il y a, le terrain reste mou », a indiqué le propriétaire Pierre-Luc Gauthier. Seuls quelques mètres de terre séparent la rivière de leur maison. « La chambre de ma fille est dans le coin, tout près d’où il y avait les vagues. Nous n’avons pas de solage, donc il était hors de question qu’elle dorme à cet endroit pendant que la situation n’était pas contrôlée. Ça peut partir d’un coup sec, on ne sait jamais ce qui peut arriver », a admis l’homme.

Manque de ressources

Il a avoué avoir de la difficulté à trouver des ressources. Selon lui, chaque automne, la Ville de Saguenay et Pêches et Océans Canada se lancent la balle et ne prennent pas de responsabilités pour les aider, dénonce le propriétaire. Ce serait les marées qui détermineraient quelle entité pourrait les dédommager. « Il y a quelques années, j’ai pris l’initiative de mettre des roches afin de sauver mon terrain, et j’ai reçu une amende de la Ville », a-t-il avoué. Il y aurait des procédures et des règlements à suivre pour ce genre de travaux, mais l’homme voyait une urgence de protéger son terrain.

Ça fait 10 ans qu’il réside sur le boulevard Tadoussac et la superficie de sa cour arrière a été coupée de quatre pieds. Il réside dans une zone inondable et le risque d’inondation revient chaque automne, avec les grandes marées. Il aimerait que les autorités s’occupent davantage des résidants comme lui. Une de ses voisines, un peu plus loin sur le boulevard Tadoussac, a aussi dû appeler les pompiers, car son terrain avait subi de lourds dommages.