Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), et Eddy Foster, président du syndicat des employés de soutien de la CS des Rives-du-Saguenay, ont dressé le portrait de la situation du personnel de soutien dans la région et au Québec.

Un syndicat réclame plus d'éducatrices

Le président du Syndicat des employés de soutien de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay réclame plus de postes d'éducatrices. Selon Eddy Foster, le plan d'effectifs établi chaque année par les directions d'établissements est irréaliste.
«Nos services de garde comptent 17 postes de techniciennes et une centaine d'éducatrices. Mais seulement 10% de ces personnes sont permanentes. C'est extrêmement difficile à comprendre quand on réalise que pour cette année seulement, la commission scolaire a dû offrir un surcroît de 15 000 heures de travail pour satisfaire les besoins. Et l'année n'est pas encore terminée», a pointé M. Foster, dans une conférence de presse tenue hier, portant sur la situation du personnel de soutien.
Ce dernier estime que la situation pourrait être corrigée en appliquant le processus mis en place cette année pour les employés oeuvrant auprès de la clientèle EHDAA.
«En créant dans ce secteur des postes comptant le plus grand nombre d'heures possibles, et donc plus intéressantes pour les employés, on a réussi à diminuer le surcroît d'heures de 11 000 à 6700. Une baisse qui ne s'était jamais vue en 10 ans. La commission scolaire y a trouvé son compte, ainsi que les employés dont le sort s'est amélioré", a soutenu le président syndical.
M. Foster a également rappelé la récente abolition de 21 postes au secteur général de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.
«Parmi les 21 postes, 13 ont été abolis dans le secteur administratif et 8 en conciergerie. Malgré les efforts effectués pour réduire les plus possible les effets de ces coupes, on remarque tout de même un surplus de travail pour les employés et c'est regrettable», a terminé M. Foster.