Le maire d’Alma, Marc Asselin, était bien heureux du rapport financier annuel.

Un surplus de 5,2 M $ à Alma

La séance ordinaire du conseil municipal d’Alma fut l’occasion pour les élus de déposer le rapport financier annuel. Alma termine l’année 2018 avec un excédent de fonctionnement à des fins fiscales de 5 159 132 $ sur un budget d’exploitation de 66,3 millions $.

« Avec des taux de taxation parmi les plus bas au Québec, additionnés à un plan d’investissements bien structuré, les résultats financiers de la dernière année s’inscrivent dans la continuité et démontrent encore une fois la volonté des élus municipaux d’assurer une gestion rigoureuse et optimale. Nous sommes fiers de notre administration des finances municipales et de son impact positif sur le compte de taxes des contribuables. La Ville d’Alma possède la marge de manoeuvre nécessaire pour construire l’avenir autour de projets porteurs », a mentionné par voie de communiqué, le maire de la ville d’Alma, Marc Asselin.

L’excédent en date du 31 décembre 2018 s’explique notamment par des écarts réalisés au niveau des revenus généraux de la Ville. C’est entre autres le cas pour les services rendus (477 000 $), les taxes (435 000 $) et les intérêts (387 000 $). Par ailleurs, le réseau électrique d’Alma a permis de dégager des écarts favorables de 391 000 $.

La gestion budgétaire serrée propre à la Ville de l’Hospitalité est loin d’être négligeable alors que cela a permis de réaliser des économies de plus d’un million de dollars. La réorganisation du régime d’assurance collective découlant « d’une réflexion en profondeur et de discussions constructives avec les représentants syndicaux » est également à l’origine de la récupération d’un million de dollars.

Les surplus découlant de la dernière année permettront le paiement comptant de projets de développement majeurs qui sont prévus au plan triennal. Ainsi, 2,6 millions $ seront affectés aux projets d’investissement, 1,5 M$ aux travaux additionnels de pavage et un million de dollars à la réduction de l’endettement.

« On a de quoi être fier du travail accompli. Depuis des années, c’est presque une tradition, on surveille de très près le budget de la ville. Ce n’est pas notre argent, mais celui des contribuables, et on le surveille de près », a mentionné la maire à la suite du rapport de l’auditeur indépendant Deloitte.

La dette à long terme à la charge des contribuables représente 962 $ par habitant pour un solde de 19 950 420 $ soit une diminution de 1,8 million de dollars.

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APRÈS LES TARIFS, LE CARIBOU 

(Annie-Claude Brisson) – Après s’être prononcée sur les tarifs imposés dans le secteur de l’aluminium découlant du nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), le mois dernier, la Ville d’Alma prend maintenant position dans le dossier de la protection du caribou forestier. Le conseil municipal appuie à l’unanimité la démarche de l’Alliance forêt boréale.

Le conseil municipal a adopté, lundi soir, une résolution pour appuyer l’Alliance forêt boréale pour la stratégie de protection du caribou forestier. 

« Vous savez que ça peut limiter les droits de coupe au Saguenay-Lac-Saint-Jean alors qu’il s’agit d’une des industries les plus importantes. La forêt représente 4000 emplois », a souligné le maire d’Alma, Marc Asselin. 

« Le conseil municipal de la Ville d’Alma appuie et supporte Alliance forêt boréale dans ses demandes au gouvernement du Québec qui consistent à procéder à un inventaire des populations de caribous forestiers dans la forêt aménagée du Saguenay-Lac-Saint-Jean et rendre disponibles ces résultats », peut-on lire dans la résolution.

Les autres demandes d’Alliance forêt boréale concernent la participation de représentants des communautés forestières de la région aux travaux de la stratégie de protection du caribou forestier, l’élaboration d’une stratégie « qui n’aura aucune incidence négative sur les travailleurs forestiers et sur nos communautés forestières » ainsi que de considérer l’ensemble de l’habitat du caribou forestier pour l’élaboration de ladite stratégie. 

« C’est bien important de mentionner que nous ne sommes pas en désaccord avec l’idée de protéger le caribou forestier. Il faut quant même que l’on tienne compte du développement de nos régions et surtout du développement de notre société qui pourrait faire en sorte que plusieurs villages pourraient définitivement fermer leurs portes à partir de décisions qui nous viennent de l’extérieur sans avoir consulté personne, ici, dans notre milieu », a conclu le maire d’Alma.