Jacques Pelletier, président du Mouvement Chicoutimi, accompagné de Pauline Brassard, trésorière, a annoncé la mise en ligne d’un sondage visant à connaître l’opinion des citoyens sur la création d’une commission indépendante qui se pencherait sur le choix du nom de la ville.

Un sondage en ligne sur le nom de la ville

Le Mouvement Chicoutimi et son président, Jacques Pelletier, poursuivent leur combat sur le nom de la ville. Un sondage en 17 questions a été lancé sur le Web et vise à connaître, entre autres, l’opinion de la population sur la formation d’une commission indépendante dont le mandat serait de présenter une recommandation sur le sujet.

Lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel Chicoutimi en présence de certains membres, M. Pelletier est revenu à la charge en lançant une nouvelle initiative citoyenne visant à connaître l’opinion des citoyens de Saguenay, mais aussi de l’extérieur de la région, sur la dénomination de la ville utilisée depuis la fusion imposée en 2002.

M. Pelletier soutient qu’à cette époque, le choix du nom de la nouvelle ville a été pris à la légère par l’ancienne administration en dépit de la tenue d’une consultation populaire en avril 2002. Selon lui, il y a lieu de s’interroger sur le fait que le conseil n’ait pas demandé un avis de la Commission de toponymie du Québec, une institution qui constitue un incontournable en la matière pour examiner le nouveau nom proposé.

Un nom imposé

Il ajoute qu’après la consultation, l’administration de Jean Tremblay a pris tous les moyens pour imposer le nom de Saguenay par des changements sur les pancartes indicatives des rues, la disparition des noms des secteurs, la dénomination de nombreux organismes avec le nom Saguenay. « Le conseil de 2002 a failli à ses responsabilités et a politisé le débat en confiant à deux comités, l’un en faveur du nom Saguenay et l’autre pour le nom Chicoutimi, afin de convaincre la population que leurs arguments étaient les meilleurs », affirme M. Pelletier. L’émotion et le sentiment identitaire ont pris le dessus.

Le Mouvement Chicoutimi a identifié une porte ouverte pour corriger la situation en s’appuyant sur un article du décret de formation de la nouvelle ville qui stipule que le ministère des Affaires municipales peut changer le nom à la demande du conseil de ville.

Le sondage en ligne, qui se terminera le 21 décembre, devrait permettre de valider si le sujet intéresse encore la population et d’évaluer si la façon de procéder de l’époque est jugée satisfaisante, et ce, au-delà de la partisanerie politique.

La création d’une commission formée de personnes indépendantes et compétentes aurait pour mission d’approfondir les bases historiques du choix du nom, d’organiser des audiences publiques, un peu à la manière du BAPE, et de présenter des recommandations que le Mouvement Chicoutimi s’engagerait à respecter.

Le président du mouvement, un membre de l’ERD, a mentionné qu’il avait discuté du sujet sur une base personnelle avec quatre ou cinq conseillers municipaux.

M. Pelletier a conclu en affirmant qu’il ne vise pas la création d’une commission d’étude demain matin, mais demande au conseil municipal de recevoir et d’approuver la requête du Mouvement.