Gabriel Gauthier-Simard, Catherine Lavoie, Manon Gagné, Priscilla Bélisle, Guillaume Poulin, Chloé Balthazar et Julie Truchon Savard de la Clinique Coraction ont donné de leur temps, dimanche, pour la guignolée de la Saint-Vincent de Paul.

Un soin en échange d'une denrée

La Clinique Coraction de Chicoutimi a trouvé une façon originale de s’impliquer dans la guignolée de la Société Saint-Vincent de Paul, dimanche. En échange d’un don de denrées non périssables, les patients avaient droit à une consultation gratuite en chiropratique, en kinésiologie, en kinésithérapie ou en massothérapie.

L’initiative semblait avoir connu un bel engouement, lors du passage du Quotidien. Deux paniers d’épicerie débordaient de produits et d’autres sacs s’accumulaient par terre, en plus d’une pyramide de pots de beurre d’arachides. Cette denrée est particulièrement recherchée.

«Il y a eu une cinquantaine de personnes. Comme les gens reçoivent quelque chose en échange, ils sont motivés à donner des denrées qui coûtent plus cher que des conserves, par exemple. Les besoins pour les produits pour bébé, pour la pâte à dents ou pour les protéines sont grands», affirme le chiropraticien Gabriel Gauthier-Simard, qui a rallié ses collègues à l’idée. Il s’est inspiré d’un chiropraticien de la région de Montréal qui applique le même principe.

Les contacts avec la Saint-Vincent de Paul à Saguenay ont été faciles: le responsable des communications, Denis Poulin, est le père du massothérapeute et kinésiologue Guillaume Poulin à la clinique.

«Des professionnels qui donnent leur temps gratuitement pour recueillir des denrées, c’est rare. Les gens sont habitués de nous voir passer dans les rues, mais faire des activités comme ça génère beaucoup d’empathie envers nous et c’est très dynamique. Ça nous stimule. C’est excessivement important», souligne Denis Poulin en entrevue téléphonique.

Certaines entreprises s’allient à l’organisme en installant une boîte pour accueillir les denrées dans leurs locaux ou en demandant à leurs employés d’apporter un produit comme prix d’entrée à leur party de Noël. 

«C’est très profitable», indique Denis Poulin, alors qu’il revenait de sa tournée de la guignolée dans le centre-ville de Chicoutimi. Il a remarqué une légère hausse des dons dans son secteur, mais le total pour la région sera connu plus tard. La population est très généreuse, souligne le responsable des communications. L’argent sert à donner des denrées périssables au cours de l’année, tandis que les dons en nourriture non périssable permettent de confectionner les paniers de Noël.

Au-delà de la visibilité positive auprès de potentiels clients qui n’oseraient pas en temps normal solliciter leurs services, les professionnels de la Clinique Coraction ressentent une réelle gratification à travers leur initiative. «On a l’impression de faire une différence», confie la chiropraticienne Priscilla Bélisle. L’équipe s’implique dans divers évènements au cours de l’année, par exemple des activités sportives qui amassent des fonds pour une bonne cause.

La clinique était ouverte exceptionnellement dimanche pour ne pas interrompre le fil régulier des rendez-vous. Les patients peuvent apporter des denrées sur une base volontaire jusqu’au 15 décembre.