Les pompiers de Saguenay ne passent plus beaucoup de temps dans les casernes. Ils sont sur le terrain.

Un schéma qui a fait ses preuves

Peu importe la catastrophe qui pourrait survenir à Saguenay, les quelque 100 pompiers du Service des incendies de Saguenay peuvent y faire face et y répondre de façon efficace.
Quatre années après la mise en place du nouveau schéma de couvertures de risques du Service des incendies de Saguenay, le directeur Carol Girard confirme que les objectifs sont atteints et répondent aux attentes.
En entrevue avec Le Quotidien, le directeur du Service des incendies, Carol Girard et le président de la Commission de la sécurité publique, Carl Dufour, ont tracé un bilan positif des dernières années à l'intérieur du service.
«Le schéma fonctionne bien. Nous avons vécu trois crises importantes en 2013. Il y a eu les mouvements de sol dans le rang Saint-Paul et sur Saint-Dominique, l'important apport d'eau au lac Kénogami et l'incendie du pont Dubuc», rappelle Carol Girard.
«Ce que nous avons pu constater, c'est que notre fonctionnement est structuré. Pour le dossier de l'incendie du pont Dubuc, j'ai été désigné comme le coordonnateur des interventions. Il y avait un seul patron. Ç'a permis d'éviter les obstinations et fait en sorte que tout se déroule du mieux possible afin d'obtenir une bonne efficacité. Le succès d'une gestion de crise passe par la coordination», soutient le chef.
Le schéma de couvertures de risques a été implanté il y a quatre ans à Saguenay. Il reste une année afin de le compléter.
Si au départ, le schéma était seulement couché sur papier, les grandes lignes ont pu être mises en application sur le terrain. Chaque fois qu'une intervention est effectuée, les pompiers vérifient l'efficacité des mesures envisagées.
Des améliorations ou des ajustements peuvent être apportés rapidement afin de rendre les interventions les plus efficaces possible.
«Avant, on faisait le travail, mais sans avoir d'objectifs clairs à atteindre. Oui on devait se rendre sur les lieux d'un sinistre, mais nous n'avions pas de délai précis. Personne ne faisait en sorte de prendre son temps, mais maintenant les choses sont claires. En zone urbaine, on doit répondre à un appel en 10 minutes.»
«Avec le schéma, nous arrivons sur les lieux avec la force de frappe requise pour faire face à la situation. Nous avons les ressources nécessaires pour intervenir efficacement à plusieurs niveaux en même temps. Avant on faisait une chose à la fois, car nous n'avions pas le personnel nécessaire. Aujourd'hui, c'est autre chose», admet Carol Girard.
En prévision de la cinquième année d'implantation du schéma de couvertures de risques, Carol Girard entend poursuivre le plan établi. Au terme de l'exercice, il ne croit pas que d'importantes modifications seront nécessaires pour maintenir le service et atteindre les objectifs fixés.
Tout est calculé
Autre élément qui aide à faciliter le travail des sapeurs-pompiers, c'est le logiciel disponible au service de la répartition. En fonction de l'appel au 911, le logiciel analyse le nombre de casernes qui doivent être dépêchées sur les lieux.
«Nous savons exactement ce que nous devons faire. Tout est calculé afin de respecter les règles de l'art. Les risques sont calculés afin d'éviter un incident malheureux.»
«Notre mission est toujours de sauver les gens en difficultés, mais nous ne pouvons le faire au péril de notre vie. Il faut sauver les gens qui peuvent être sauvés. À un moment donné, il faut prendre la décision d'ordonner à nos hommes de se retirer et d'arrêter de chercher une victime qui est potentiellement décédée», raconte Carol Girard.