Le président des employés de la classe 2 du CIUSSS affilié à la Fédération des affaires sociales de la CSN, Gaston Langevin, soutient que la situation des CHSLD mérite une attention particulière.
Le président des employés de la classe 2 du CIUSSS affilié à la Fédération des affaires sociales de la CSN, Gaston Langevin, soutient que la situation des CHSLD mérite une attention particulière.

Un rôle crucial pour les préposés aux bénéficiaires

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Les 900 préposés aux bénéficiaires à l’emploi du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean font partie des personnes à surveiller pour la pandémie qui s’installe au Québec. Ce groupe d’employés doit veiller aux soins de base des personnes âgées qui habitent dans les CHSLD et qui ont été identifiées les personnes les plus vulnérables au coronavirus.

Le président des employés de la classe 2 du CIUSSS affilié à la Fédération des affaires sociales de la CSN, Gaston Langevin, confirme que la situation des CHSLD mérite une attention particulière. Ce syndicat, qui compte dans ses rangs 900 préposés aux bénéficiaires (PAB), a déjà alerté la population sur la pénurie de main-d’oeuvre.

« Nous avons effectivement des préoccupations pour les CHSLD. Par contre, nous avons des discussions avec la direction des ressources humaines pour voir comment on peut pallier la situation si jamais les préposées devaient s’absenter de façon importante dans les prochaines semaines », indique Gaston Langevin.

Par contre, insiste M. Langevin, le CIUSSS fait preuve d’une grande ouverture et travaille avec les directions syndicales. La première mesure a été de demander à un certain nombre de représentants syndicaux libérés à temps complet de retourner sur le plancher.

« Les préposées aux bénéficiaires donnent les soins d’hygiène de base aux personnes qui séjournent dans les hôpitaux et dans les CHSLD. On peut demander à d’autres professionnels qui seront moins mis à contribution dans les prochaines semaines de faire ce travail. On a aussi la possibilité d’avoir un coup de main des personnes à la retraite qui souhaitent revenir un certain temps. »

Une nouvelle classe a été ajoutée dans les conventions collectives sous le vocable des aides de service. Ce sont, selon Gaston Langevin, des personnes qui peuvent réaliser du travail de préposé afin de les libérer pour se concentrer sur les services directs aux patients.

« On ne peut pas entrer comme ça dans un CHSLD. On discute avec l’employeur de l’accompagnement qu’il faut faire », ajoute le leader syndical.

Depuis quelques jours, des pressions sont faites auprès du gouvernement du Québec pour permettre aux aidants naturels d’entrer dans les CHSLD. Selon Gaston Langevin, l’interdiction de visite est une mesure essentielle pour protéger autant les personnes âgées que le personnel des CHSLD.

Ce dernier respecte beaucoup le dévouement de ces personnes, mais estime que leur présence ne fera pas la différence dans un contexte de pandémie. Le risque de transmission est trop grand pour leur autoriser l’accès.

La classe 2 comprend aussi le personnel de soutien technique dans différents services. Gaston Langevin a pris bonne note de l’offre de Saguenay, qui dispose d’un bassin de main-d’oeuvre important. Le syndicat entend faciliter l’intégration de ressources externes si jamais la situation l’exige.

« Je suis aussi conseiller municipal à Roberval. Je peux vous mentionner que les discussions vont bien avec d’autres municipalités. Nous avons vraiment le sentiment que nous sommes dans la gestion d’une pandémie. C’est impressionnant tout ce qui se fait. »