Luc-Antoine Cauchon, originaire de Roberval, et son coéquipier Alexandre L’Écuyer participeront à la quatrième édition du concours Le Porc Show la semaine prochaine.

Un Robervalois au Porc Show

Luc-Antoine Cauchon a mis quelques années avant de découvrir sa vocation. Après avoir fait de la radio et travaillé aux côtés de son père dans le domaine de la plomberie, le Robervalois a découvert la cuisine, devenue pour lui une véritable passion. Étudiant à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) depuis deux ans, il participera, la semaine prochaine, au concours de la relève culinaire Le Porc Show.

Âgé de 32 ans, le Jeannois tentera d’en mettre plein la vue aux juges de la compétition, qui a lieu cette année pour une quatrième édition. Avec son coéquipier Alexandre L’Écuyer, il concoctera trois bouchées à partir d’autant de coupes de porc : l’échine, la poitrine et la longe. L’objectif du concours est de mettre en valeur les produits de l’industrie porcine québécoise et de souligner la richesse et la polyvalence de ce type de viande qui se décline en 32 variantes. 

Depuis quelques semaines déjà, Luc-Antoine Cauchon et son partenaire travaillent à l’élaboration de leurs recettes, le tout dans l’optique de séduire autant par la technique, l’aspect visuel et, bien sûr, le goût des plats. Les deux élèves de l’ITHQ utiliseront le filet de porc pour concocter un sandwich nouveau genre. Le pain sera de leur cru. L’un des ingrédients secrets, le sang de porc, donnera une apparence particulière au produit, lequel sera rempli de tranches de filet lardé, de sauce béarnaise, de piments marinés et de fines herbes. Avec l’échine, Luc-Antoine Cauchon et Alexandre L’Écuyer revisiteront le pâté chinois à partir de porc effiloché, de chanterelles à la moutarde et de maïs trois façons. Enfin, le duo travaillera un ramen à partir d’un flanc de porc, de champignons asiatiques et d’algues, le tout pour un résultat final que le Robervalois entend bien placer à cent lieues des nouilles commerciales séchées en bloc. 

« On n’a eu aucune ronde de pratique, mais on a fait nos tests. On s’en va un peu à tâtons, mais on pense qu’on fait preuve de panache et on espère aller chercher des points avec l’originalité et la mise en valeur du produit », dit Luc-Antoine Cauchon, qui a quitté la région il y a deux ans pour joindre la Formation supérieure en cuisine à l’ITHQ. 

Cette compétition impliquant la relève gastronomique québécoise s’annonce relevée. La totalité du groupe de Luc-Antoine Cauchon, formé de 14 étudiants, prendra part au Porc Show, l’événement annuel de la filière porcine au Québec. Lundi, le groupe assistera à une prestation de boucherie par le directeur Assurance Qualité Porc Frais chez Olymel, Pierre-Paul Martin, et aura la chance de prendre part à un atelier culinaire en compagnie du chef Jonathan Rassi. 

Mardi et mercredi, les sept duos seront en production et prépareront leurs bouchées. Celles-ci seront servies aux juges invités le lendemain. Trois équipes finalistes seront retenues et se feront la lutte lors de la grande finale du Porc Show, prévue pour le 28 novembre. Une bourse de 4000 $ est en jeu.


« On s’en va un peu à tâtons, mais on pense qu’on fait preuve de panache et on espère aller chercher des points avec l’originalité et la mise en valeur du produit. »
Luc-Antoine Cauchon
Cette compétition impliquant la relève gastronomique québécoise s’annonce relevée. La totalité du groupe de Luc-Antoine Cauchon, formé de 14 étudiants, prendra part au Porc Show, l’événement annuel de la filière porcine au Québec. Cette photo de 2016 montre les étudiants de Formation supérieure en cuisine de l’ITHQ à l’oeuvre.

Un avenir prometteur

Luc-Antoine Cauchon se dit confiant. Celui qui travaille notamment comme chef à domicile chez MobiloChef et qui cumule un emploi à temps partiel au prestigieux restaurant de Charles-Antoine Crête, le Montréal Plaza, aborde ce défi avec entrain. Il se réjouit de pouvoir agrémenter les coupes de porc imposées d’une variété de produits de son choix. Luc-Antoine avoue avoir un penchant pour le flanc, sa coupe de prédilection. Il croit néanmoins que lui et son camarade de 27 ans ont le bagage nécessaire pour rafler la compétition avec leurs trois plats.

« C’est un concours qui nous offre beaucoup de latitude. L’ambiance est amicale entre nous parce qu’on se connaît tous. C’est comme un bel esprit sportif », note-t-il.

Le futur chef prendra part à un stage culinaire en France prochainement et pourrait bien rouler sa bosse sur le vieux continent pendant un certain temps. Pour l’instant, il ne peut dire où sa passion pour la cuisine le mènera. Luc-Antoine Cauchon aimerait bien vivre de la cuisine en région, mais reconnaît que les opportunités sont rares. Il ne tire pas un trait sur la possibilité, un jour, d’avoir pignon sur une rue au Lac. Une cabane à sucre, peut-être, lui qui affectionne particulièrement la richesse des plats régionaux, des saveurs avec lesquelles il confie avoir beaucoup de plaisir à jouer.