Un record d'achalandage pour le FIRM

La 16e mouture du Festival international des Rythmes du Monde (FIRM) a connu un achalandage record, connaissant son point culminant avec le spectacle d’Elvis Crespo, vendredi. À un point tel que le directeur général de l’événement, Robert Hakim, constate que la rue Racine, au centre-ville de Chicoutimi, commence à devenir trop exiguë pour l’événement.

C’est cliché, l’avoue d’emblée Robert Hakim, mais il ne pouvait trouver d’autres mots qu’« édition record » pour qualifier cette 16e année du FIRM, qui a pris fin dimanche avec une journée familiale et deux spectacles, de Matiu et du groupe El Son Sonó. 

« Honnêtement, je n’ai jamais vu ça. J’ai n’ai jamais vu autant de monde, mais je n’ai jamais vu une aussi belle température non plus [en autant] de jours consécutifs. Je n’ai pas vécu ça, ce n’est jamais arrivé », a-t-il laissé tomber, lorsque rencontré dimanche.

Robert Hakim ne pouvait toutefois fournir de données sur l’achalandage, attendant les données sondées avant de confirmer un chiffre. Chose certaine, il peut déjà avancer que la soirée de vendredi a battu tous les records, avec le spectacle d’Elvis Crespo, qui a enflammé la Racine avec ses airs de merengue, de salsa et de bachata. 

« C’est le record d’achalandage que la rue n’a jamais eu. En fait, il n’y avait pas seulement la rue Racine, il y avait la rue Bégin, aussi. Les deux rues étaient à pleine capacité. On n’avait jamais vu ça avant », a lancé le directeur général, qui estime que 20 000 personnes ont alors rempli l’endroit, supplantant ainsi le record du FIRM, qui était détenu par les Trois Accords depuis mercredi.

Robert Hakim en arrive ainsi à la conclusion que le centre-ville de Chicoutimi commence à se faire trop étroit. « C’est un beau problème : ça veut dire que la rue Racine commence à être un peu trop petite pour le Festival international des Rythmes du Monde. »

Robert Hakim, directeur général du Festival international des Rythmes du Monde

Spectacles à la Zone portuaire

La solution, à ses yeux, demeure, à court terme, de migrer vers la Zone portuaire. C’est pourquoi, cette année, le FIRM proposait pour une première fois un volet payant de spectacles sur la Zone portuaire de Chicoutimi, du 2 au 4 août. Les spectacles de Marc Dupré, des Cowboys Fringants et de Wyclef Jean ont attiré quelque 15 000 entrées payantes. « On va faire un bilan de ça, mais je pense que d’ores et déjà on peut dire qu’on va répéter l’expérience », a-t-il souligné.

Toutefois, certains irritants demeurent sur le site, aux yeux du promoteur de spectacles. « La Zone portuaire, ce n’est pas un site qui est facile – ça a l’air facile, mais ça l’est pas –, il y a beaucoup de négociations. Il y a beaucoup de petits détails qu’il faut régler pour l’avenir. Si on réussit à régler les petits problèmes techniques de la Zone portuaire, je pense qu’on va retourner là, c’est un si beau site. »

Il affirme avoir le carnet de contacts nécessaire afin d’attirer des artistes internationaux d’envergure, mais que l’espace, lui, fait défaut. « Il faut voir comment on va gérer ça. On aimerait ça, avoir des Santana, on aimerait ça, avoir des Shakira. Est-ce que c’est pour 15, 20 000 personnes ? Ça ne rentre pas. On n’a pas d’alternative », a-t-il conclu.