Le nouveau projet consiste en la construction de condos et la mise en place d’un nouveau chalet d’accueil. Le prix des condos varie entre 184 000 $ et 239 500 $.

Un projet régional moins dispendieux au Valinouët

Après l’échec apparent du projet La cache des Monts-Valin mis de l’avant en 2016 par C Hôtels et évalué à 20 M$, le Valinouët revient à la charge avec un projet de 6 à 7 M$ financé par deux entreprises régionales.

L’annonce a été faite mardi via un communiqué de presse.

Ainsi, la station de ski alpin, gérée par la Coopérative de travail du Mont-Victor Tremblay, s’est associée avec les firmes régionales PE Bergeron Investissements et Éric Painchaud architecte et associés. La première possédait autrefois le Metro P.E. Prix à Jonquière, mais s’est tournée depuis vers les investissements immobiliers.

« On parle d’un investissement approximatif de 6 à 7 M$ », a chiffré le directeur général de la coopérative, Alain Tremblay. Il ne pouvait cependant préciser la part de chacun. Il a cependant confirmé que le financement provient à 100 % de ces deux entreprises.

Le précédent projet avait été rendu public en novembre 2016 et devait comprendre une quarantaine d’unités de condotels de luxe. Les prix allaient de 240 000 $ à 325 000 $. En mai 2017, le projet avait été reporté alors que seulement 25 engagements concrets d’achats avaient été conclus sur les 40 espérés.

« Je pense que le concept est meilleur. (...) La population n’était pas prête à payer ces prix-là », a clamé la mairesse de Saint-David-de-Falardeau, Catherine Morissette, lorsque jointe en soirée par Le Quotidien.

La nouvelle mouture offre des prix estimés plus alléchants. Selon Alain Tremblay, le prix de départ est de 127 000 $ pour une chambre, de type loft, de 400 pieds carrés. Pour les condos de 570, 600 et 800 pieds carrés, ils vont de 184 000 $ à 239 500 $.

Ils seront regroupés dans une nouvelle construction qui sera attenante au nouveau chalet. Environ une trentaine d’unités seront rendues disponibles. La répartition exacte sera faite selon les unités qui seront vendues. Même les propriétaires de condos ne pourront pas les habiter en tout temps, car ils devront les rendre disponibles à la location pour un certain temps. « C’est 30 jours sur 110 en période hivernale », a précisé M. Tremblay, qui a ajouté qu’il y aura une moins lourde obligation le reste de l’année.

Avant d’aller de l’avant, Alain Tremblay fixe la barre à une vente atteignant 90 % du total.

Selon la mairesse, il s’agit d’un investissement très intéressant. « Je suis dans un restaurant à Chicoutimi et j’ai rencontré deux personnes qui venaient d’en acheter un. Ça ne sera pas long à vendre. C’est quand même une très bonne affaire. Je pense qu’il y en a qui ne l’habiteront pas souvent », a-t-elle avancé, étant très confiante pour la suite des événements.

Concept

Catherine Morissette ne craint pas que le promoteur précédent estimera qu’il s’agit de son concept.

Pour sa part, Alain Tremblay a indiqué qu’il n’existait aucun document contraignant avec C Hôtels. « On a essayé de voir avec eux pour baisser le prix des unités. C’était notre considération primaire. Malheureusement, les négociations ont échoué. Donc, devant le refus, et constatant que les prix n’étaient pas adaptés au marché, j’ai refusé de conclure une entente avec eux. C’est là que je me suis mis à la recherche d’autres partenaires. Je ne peux pas donner les temps pour ça, car je suis en train de régler des choses. Mais tout ça s’est fait dans les derniers huit mois. (...) Il y avait des ententes qui avaient été mises en place, mais il n’y a aucun droit à ce niveau-là. Vous comprendrez que c’est sûr qu’avant de se lancer dans ce projet-là, on a pris nos aplombs. Sans rentrer dans les détails, il n’y avait pas d’entente de signée », a-t-il raconté.

Ceci semble concorder avec ce qui avait été publié en novembre 2016, alors que le maire précédent, Serge Gauthier, avait affirmé qu’il n’y avait aucun engagement pris avec le promoteur.

Il n’a pas été possible en soirée de joindre la direction de C Hôtels pour confirmer l’abandon de leur projet. Ce dernier se retrouve cependant toujours sur leur site Internet. L’entreprise exploite déjà quatre complexes et un hôtel. Deux projets de type « La cache » sont en cours, de même que deux hôtels.

Évidemment, les plans et les esquisses ont été réalisés par Éric Painchaud architecte et associés, car il est l’un des deux investisseurs du projet du Valinouët.

« On a monté un projet pour Le Valinouët. Notre intention est de travailler avec la coopérative déjà en place. On fait des propositions en association avec eux », avait déclaré à l’époque Jean Grégoire, président du réseau C Hôtels.

En avril dernier, le gouvernement du Québec avait annoncé une aide de 1,6 M$, à l’intérieur d’un investissement total de 5,8 M$. Alain Tremblay assure que même si le projet immobilier ne se fait pas, la construction du chalet ira de l’avant l’an prochain. Même s’il dit avoir un plan B en poche, il ne croit pas qu’il devra y recourir.