Le site de l’ancienne quincaillerie Potvin & Bouchard a été envisagé pour le projet.

Un projet d’hôtel au centre-ville de Jonquière

Saguenay n’aurait pas donné de réponse au promoteur hôtelier Jacques Bélanger pour son projet de construction au centre-ville de l’arrondissement Jonquière. Un investissement de 7 à 9 M $ était envisagé par M. Bélanger et serait « tombé entre deux chaises » quand la nouvelle administration a pris place.

« Le projet était bien avancé avec l’ancien maire. On avait même commencé à faire des plans et une étude de mise en marché. Et quand les nouveaux élus sont entrés en poste, notre projet est comme tombé entre deux chaises », a expliqué le promoteur, à l’antenne de CKAJ, jeudi matin.

Selon lui, bien que des demandes et des compromis aient été demandés à la Ville, rien n’était exagéré. « On avait besoin de certaines choses, afin de nous faciliter la vie, comme de l’affichage sur les boulevards ou du stationnement. Je voulais aussi une forme de crédit de taxe foncière pour nous aider à nous implanter. »

Joint par Le Quotidien en soirée, il a exprimé son désarroi devant le peu d’intérêt de la municipalité. « Je n’ai pas eu l’impression que la Ville voulait discuter avec nous. Il a été impossible de les rencontrer. »

Le site de l’ancienne quincaillerie Potvin & Bouchard, où le projet était envisagé, appartient à un homme d’affaires de la région, Hugues Harvey. Au bout du fil, en soirée jeudi, il a mentionné au Quotidien que le projet se déroulait surtout entre M. Bélanger et la Ville, mais que selon lui, les demandes du promoteur étaient justifiées et raisonnables. « Ce n’est pas des choses qui ne se sont jamais vues », estime-t-il.

Selon les deux investisseurs, la porte n’est pas complètement fermée, mais la balle est dans le camp de Saguenay.

Le Quotidien n’a pu parler au conseiller du secteur, Kevin Armstrong, qui est actuellement en vacances.

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Des sites d’hébergement comme lieu d’échange

La division des crimes économiques de la Sûreté du Québec a tenu à mettre en garde les responsables d’établissements hôteliers contre une vague de fraudes d’usurpation d’identité. Un stratagème frauduleux aurait été remarqué dans quelques hôtels du Québec.

Une personne procéderait à une réservation avec une carte de crédit et aviserait le personnel que quelqu’un lui déposera un colis. C’est dans ce colis que se trouve une carte de crédit frauduleuse ou volée. Ce client demande à l’établissement d’être avisé lorsque le colis est reçu et transmet le nom d’un contact qui viendra le récupérer. 

L’employé ferait donc ce qui lui est demandé. Il aviserait le client lors de la réception et remettrait le colis à la tierce personne, qui, souvent, s’identifierait grâce à un permis de conduire frauduleux. Lorsque le stratagème est terminé, la personne annulerait sa réservation. L’établissement hôtelier devient donc le lieu d’échange de cartes frauduleuses ou volées, sans le savoir.

« On veut mettre en garde les services hôteliers pour qu’ils puissent reconnaître le stratagème et qu’ils dénoncent plus rapidement », a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, la sergente Audrey-Anne Bilodeau.

Mme Bilodeau n’a toutefois pas pu confirmer au Quotidien si cette fraude était survenue dans des établissements hôteliers du Saguenay–Lac-Saint-Jean. En cas de réception d’un colis suspect, le service de police recommande aux employés de palper l’enveloppe pour tenter de déceler la forme du colis, afin de voir si c’est une carte de crédit, et de photocopier l’enveloppe destinée au contact. Les employés doivent aussi communiquer avec la Sûreté du Québec, ou avec le service de police municipal.

« L’Association des établissements hôteliers, avec la collaboration de la Sûreté du Québec, réitère l’importance pour les établissements hôteliers de faire preuve de prudence et de vigilance. Cette fraude pourra être évitée », a écrit la Sûreté du Québec, dans sa mise en garde, publiée sur le site de l’Association des établissements hôteliers. Myriam Arsenault