Divers outils seront utilisés par les échantillonneurs. Cette sonde permet, entre autres, de mesurer la température de l’eau.

Un projet d'études de 10 ans sur le poisson-fourrage

Les variations d’abondance des populations de poissons-fourrages qui se retrouvent en zones de plages autour du lac Saint-Jean seront suivies de près grâce à un projet scientifique chapeauté par le Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean. Le projet d’acquisition de connaissances sur les poissons-fourrages littoraux du lac Saint-Jean, qui est élaboré en concertation avec Rio Tinto, s’échelonnera jusqu’en 2027.

Le projet réalisé par la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi, en partenariat avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean et le Cégep de Saint-Félicien, permettra de calculer l’indice d’abondance de 9 à 18 espèces de poissons qui se retrouvent dans la zone littorale du lac Saint-Jean.

« Le projet permettra d’augmenter nos connaissances et notre compréhension des populations de poissons-fourrages, communément appelé menés, qui se retrouvent le long des rives du lac Saint-Jean et particulièrement près des secteurs de plages », a expliqué le président du Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard. Celui-ci ajoute que les résultats de la vaste étude permettront d’identifier des projets d’amélioration et de protection et même de création d’habitats pour ces différentes espèces de poissons.

Le directeur général de la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean, Marc Archer, la directrice générale de la division Énergie électrique de Rio Tinto, Nathalie Morin, le président du Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, le professeur titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi, Pascal Sirois, et la biologiste Sonia Lévesque ont participé au dévoilement du projet d’acquisition de connaissance sur les poissons-fourrages littoraux du lac Saint-Jean.

Le troisième plus grand lac d’origine naturelle du Québec sera divisé en 160 stations d’échantillonnage séparées par environ 950 mètres. Les échantillonnages de ces stations seront faits une fois par année pendant le mois de juillet, et ce, pendant neuf ans. Les échantillonneurs effectueront leur travail par temps calme, entre 5 h et 13 h. Les poissons seront comptés sur place afin d’être remis à l’eau vivants.

« Ces espèces dites fourrages habitent pour la plupart les habitats riverains du lac et jouent un rôle essentiel au sein de l’écosystème du lac Saint-Jean. Pourtant, on ne sait que très peu de choses sur elles, explique le professeur titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi et président du projet d’acquisition de connaissances sur les poissons-fourrages littoraux du lac Saint-Jean, Pascal Sirois. Ultimement, les résultats de recherche permettront de définir le rôle des poissons-fourrages dans l’écosystème du lac Saint-Jean et de déterminer leur contribution pour la pêcherie sportive. »

M. Sirois rappelle l’importance des travaux scientifiques réalisés au cours des 30 dernières années qui ont permis de mieux connaître les 27 espèces de poissons, dont la ouananiche, le doré jaune et la lotte qui occupent le lac. « Le projet de recherche sur les poissons-fourrages permettra d’explorer des zones du casse-tête négligées jusqu’à aujourd’hui. Le lac Saint-Jean est un plan d’eau à l’avant-garde en matière de gestion des ressources fauniques, une gestion qui s’ajoute annuellement sur la base des données scientifiques disponibles », a ajouté Pascal Sirois, qui cite ce modèle en exemple à l’extérieur de la région et même à l’international.

Le professeur titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi, Pascal Sirois, le président du Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, la directrice générale de la division Énergie électrique de Rio Tinto, Nathalie Morin et la biologiste, Sonia Levesque ont dévoilé, lundi, les détails du projet d’acquisition de connaissance sur es poissons-fourrages littoraux du lac Saint-Jean.

« Non seulement l’étude se déroulera sur une longue période, mais elle combinera aussi une quantité impressionnante de sites d’échantillonnage et d’espèces analysées », a ajouté la directrice générale de la division Énergie électrique de Rio Tinto, Nathalie Morin.

Le projet de recherche est réalisable grâce à une contribution de 112 500 $ sur quatre ans accordée au Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean par le gouvernement du Canada et d’une somme de 225 000 $ offerte par Rio Tinto pour l’ensemble du projet. D’autres partenaires scientifiques, ministériels, sociaux et économiques apporteront une aide de temps ainsi que de biens et de services évaluée à plus de 80 000 $.