Les Jardins Mistouk
Les Jardins Mistouk

Un projet de jardin d’un hectare pour les banques alimentaires à Alma

Les Jardins Mistouk, à Alma, font appel à la population via la plateforme de financement participatif La Ruche afin de mener à bien un nouveau projet: un jardin de solidarité. Le but est qu’une terre d’un hectare soit cultivée chaque année et que les 3/4 des récoltes soient distribuées à des organismes d’aide alimentaire durant l’hiver. L’organisme à but non lucratif (OBNL) a besoin d’un petit coup de pouce pour le démarrage des opérations.

Le projet est en branle depuis le début de l’été alors que certains produits ont été semés, mais Les Jardins Mistouk ont démarré une campagne de sociofinancement afin d’acheter les équipements nécessaires pour la conservation des aliments cultivés.

«Cet argent-là sert à acheter des équipements pour nous permettre de cultiver le Jardin de Solidarité et de conserver les légumes donc, une chambre froide, mécanisation aux champs pour pouvoir produire plus sans nécessairement avoir plus d’employés», explique le maraîcher en chef aux Jardins Mistouk, Zénon Genest.

Le projet, qui devrait permettre de fournir 22 tonnes de légumes aux organismes d’aide alimentaire de la région, est subventionné à la hauteur de 100 000$ par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) grâce à un programme gouvernemental. Toutefois, pour être éligibles au programme, Les Jardins Mistouk devaient trouver 20 000$ par eux-mêmes, auprès de la communauté. C’est dans cette optique que la campagne entre en ligne de compte. La campagne de financement sur La Ruche se termine le vendredi 31 juillet. La ville d’Alma et quelques organismes privés ont également contribué au projet.

Le président du conseil d’administration aux Jardins Mistouk, Gérald Tremblay, souligne que les produits cultivés sont ceux que l’on retrouve dans les paniers d’épicerie au quotidien. «On va produire des légumes qui sont consommés de façon régulière: des pommes de terre, des navets, des choux, ce genre de choses là, qui sont à la base de l’alimentation», explique-t-il.

Il ajoute que le but est de conserver des produits et de les faire parvenir aux organismes alimentaires tout au long de la saison hivernale, car c’est une période plus critique pour les gens moins fortunés. «Les gens mangent à l’année! À ce moment-ci, il y a beaucoup de légumes et ils ne sont pas chers, donc ce n’est pas maintenant que les besoins sont les plus importants, c’est plus tard en saison et en hiver quand les légumes sont plus chers», mentionne M. Tremblay.

Les récoltes provenant des 25% restants de l’hectare seront vendues afin de défrayer les coûts d’opération et faire en sorte que le projet perdure dans le temps.