Plusieurs forêts nourricières existent déjà dans la région.

Un projet de forêt nourricière à Roberval

La Société d’horticulture et d’écologie de Roberval (SHER) souhaite développer un projet de forêt nourricière de 7550 mètres carrés, la plus grosse de la région, dans le parc du Centenaire, au coin de la route 169 et de la rue Ménard. Le projet de 90 000 $ a reçu un premier appui financier alors que Roberval consent à y investir 15 000 $.

Les forêts nourricières sont en vogue dans la région alors que leurs nombres ont plus que doublé, passant de 7 à 15, dans la région au cours de la dernière année. Pour ceux qui ne connaissent pas, le concept est simple : on aménage des jardins comestibles, constitués de fruits, de plantes, d’arbres et d’arbustes, dans le but de les partager avec la population en tissant des liens entre les générations.

C’est notamment grâce à l’implication d’Eurêko ! , un organisme environnemental qui en fait la promotion ainsi que l’aide à l’implantation, que le concept a connu un tel essor. Et c’est grâce à lui que la SHER a entendu parler du concept lors d’une présentation faite aux membres, explique Guylaine Tremblay, une membre de la SHER qui fait partie du comité formé pour mettre sur pied la forêt nourricière.

En discutant avec la Ville, cette dernière leur a donné l’accès au parc du Centenaire, qui permettra à la SHER de mettre sur pied la plus grande forêt nourricière de la région, au cours des prochaines années. Dès le printemps prochain, la SHER souhaite commencer à semer et à planter des végétaux comestibles. Mais d’ici là, l’organisme doit obtenir le financement de 90 000 $. Alors que Roberval a confirmé son implication de 15 000 dollars, la SHER fera aussi des demandes à Cent degrés, un organisme de promotion des saines habitudes de vie, au fonds Écoconnexion (du CN), ainsi qu’au CLD du Domaine-du-Roy.

La SHER souhaite notamment réaliser des projets étudiants avec les jeunes de la concentration nature et environnement à la Cité étudiante, ainsi qu’avec différentes entreprises et organismes du milieu, afin de créer des liens dans la communauté, note Mme Tremblay.

« Ça ouvre une belle dynamique de revitalisation », a pour sa part commenté le maire de Roberval, Sabin Côté.

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LES FORÊTS NOURRICIÈRES DANS LA RÉGION

• Chambord (2018)

• Deux îlots nourriciers à Alma, au parc Champlain et parc Dieppe (2018)

• Bégin (2018)

• École secondaire Jean Gauthier (2018)

• UQAC (2018)

• Girardville (2018)

• Cégep de Saint-Félicien (2017)

• Parc industriel de Chicoutimi, rue Bersimis (2017)

• Saint-François-de-Sales (2016)

• Saint-Fulgence (2016)

• Mashteuiatsh (2016)

• Saint-Ambroise (2016)

• Larouche, plusieurs îlots répartis dans la municipalité (2015)

• Sainte-Monique de Honfleur, plusieurs îlots répartis dans la municipalité (2015)

• Quartier Saint-Paul, Chicoutimi (2015)