La ministre Andrée Laforest se réjouit de pouvoir offrir un nouveau bâtiment pour les sans-abri et les ressources en santé mentale.

Un projet de 8 M$ pour unir des ressources

La Maison d’accueil pour sans-abri et les organismes oeuvrant en santé mentale se retrouveront bientôt sous le même toit. La construction d’un nouvel immeuble de 80 chambres, un projet d’environ 8 millions $, est prévue d’ici la fin de l’année 2020 au centre-ville de Chicoutimi.

Après la Maison Gilles-Carle et les Habitations du Parc, ce projet était l’une des priorités de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Chicoutimi, la caquiste Andrée Laforest. Elle en a fait l’annonce au Progrès, vendredi matin, alors qu’elle traçait son bilan de la dernière session parlementaire.

Le terrain a été choisi, mais comme les derniers détails ne sont pas réglés, il n’est pas possible de dire où sera situé le nouveau bâtiment. Le projet est une collaboration entre le gouvernement du Québec, la Ville de Saguenay et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), explique Mme Laforest. « Le vendredi, ici, à Chicoutimi, je rencontre des associations et, le plus souvent, ce sont des associations en santé mentale. Ils nous disaient qu’il n’y avait pas assez de ressources, pas d’habitations accueillantes à Chicoutimi. Que les services étaient dispersés. Ils vont à l’urgence, ils ont besoin de soins. L’urgence donne un papier pour consulter en 24 heures, ils repartent et ne savent pas où aller », a expliqué la ministre de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Les problèmes de surpopulation de la Maison d’accueil pour sans-abri, qui offre 30 places, sont connus. Même chose pour la désuétude de la bâtisse située sur la rue Lafontaine, au centre-ville de Chicoutimi. La ministre Laforest s’était donc promis d’être fixée d’ici la fin de l’année 2019. Les trois tentatives effectuées auprès des religieuses n’ont rien donné. L’agrandissement de l’édifice actuel n’était pas possible et le terrain ne permettait pas une démolition et une reconstruction.

La dernière session parlementaire a été fort occupée pour la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

« On parle des sans-abri, on parle de la santé mentale. Est-ce qu’on pourrait faire un coin, un édifice pour rassembler tout le monde, tous les intervenants, tous les acteurs qui oeuvrent en santé mentale ? Nous aurons donc une maison pour sans-abri et une maison pour la santé mentale. C’est merveilleux, parce que toutes les associations vont être à la même place », se réjouit Mme Laforest, citant notamment Le Maillon, l’Association canadienne pour la santé mentale et les centres pour femmes.

La ministre responsable de la région précise que le bâtiment sera séparé en deux. Un côté pour la santé mentale, un autre pour les sans-abri. C’est donc dire qu’il y aura 40 chambres pour chaque secteur.

« Ce n’est pas parce que tu es en dépression que tu vas devenir sans-abri et ce n’est pas parce que tu es sans-abri que tu as des problèmes de santé mentale », précise Mme Laforest pour justifier que les deux sections seront distinctes.

Cette dernière mentionne la grande collaboration de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, qui a aidé à trouver un terrain au centre-ville de Chicoutimi. « Le projet nous a été présenté cette semaine. Nous en avons reçu une première ébauche. Le projet nous apparaît très intéressant et nous nous engageons à l’analyser afin de nous assurer qu’il réponde à l’ensemble des besoins de cette organisation », a mentionné Mme Néron.

Une demande de financement pour le budget est en route. C’est pourquoi le montant et l’échéancier ne sont pas encore fixés. Cependant, le projet devrait tourner autour de 8 M $ et voir le jour en 2020.

« La Maison des sans-abri a été rencontrée et les autres groupes le demandaient depuis longtemps. Il va y avoir une proximité dont les gens ont besoin. Ce sera une place centrée avec des ressources dont les sans-abri ont besoin. Des psychologues, des travailleurs sociaux... On leur donne toutes les possibilités. Ce sera notre gros morceau l’an prochain. »

UNE SESSION FORT OCCUPÉE

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, a été très occupée au cours des derniers mois. Plusieurs dossiers qui ont fait la manchette à l’échelle provinciale touchaient la région ou son ministère. Voici ce qu’elle avait à dire sur certains de ces dossiers. 

Sur le projet de loi 16

«Avec le projet de loi 16, on revoit complètement l’habitation au Québec. La Régie du logement n’avait pas été retravaillée depuis 40 ans. On a même changé le nom et il devient le Tribunal administratif du logement. À la Régie, il y avait 38% de causes reportées, alors les gens avaient plus ou moins confiance. J’ai passé 152 heures en commission parlementaire pour ce projet de loi. C’étaient de longues journées.»

Sur le pacte fiscal

«Il s’agit de l’entente entre Québec et les municipalités. On y trouve le Fonds régions et ruralité. C’est vraiment nouveau. On voulait amener le côté régional dans le pacte fiscal. Juste pour les ruralités, il y a 1,2 milliard $. Et il y a aussi le point de croissance de la TVQ. Avant, le pacte était dépendant de la taxe foncière, mais là il y a aussi le fonds et la TVQ.»

Sur le caribou forestier

«Ç’a été une grosse victoire. Je travaillais avec tous les députés de la région. On a eu 46 000 hectares de forêt de plus sur notre territoire (disponibles pour la récolte forestière).» 

Sur l’aluminium

«Ce dossier me préoccupe énormément. Je suis en discussion avec Jean Simard (président de l’Association de l’Aluminium du Canada) et François Legault prend ça à coeur. Il est avec moi dans ce dossier-là et je travaille aussi avec M. Gagnon du syndicat. Le ministre Pierre Fitzgibbon est venu. On a même réussi à faire venir le directeur des opérations en Amérique du Nord à mon bureau. Il a vu l’importance de l’aluminium pur, de l’aluminium vert, et qu’on est une région à considérer. C’est une bataille de tous les jours.» 

Sur les grands projets

«Je travaille avec Chantale Rouleau (ministre déléguée aux Transports) pour mettre en place un comité. Pour avoir nos grands projets (Arianne Phosphate, Énergie Saguenay et Métaux BlackRock), ça prend un comité pour structurer leur arrivée. Ce sera autant pour le BAPE que pour l’arrivée des projets. Ce sera un comité scientifique et indépendant qui va donner son avis.» 

Sur le CQFA

«Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a promis de collaborer avec le Cégep de Chicoutimi et le directeur général André Gobeil. Il va l’appuyer dans ses demandes. Il va avoir 10 accréditations (étudiants) de plus dans le programme, en plus des investissements dans les infrastructures et la consolidation du statut d’école nationale. En 2020, ce sera un enjeu très important qu’on va suivre de très près.»

Sur les inondations

«On a refait toute la cartographie du Québec par rapport aux zones inondables. On a signé le dernier arrêt ministériel la semaine passée. Les anciens gouvernements permettaient de reconstruire en zone inondable. C’est vrai que ce n’était pas une décision facile, mais on a déposé un moratoire et on a dit que c’en était fini des reconstructions en zones inondables. Une fois reconstruite, deux fois reconstruite, trois fois reconstruite. Humainement, ç’a été quand même difficile, mais pour les citoyens qui paient toujours pour les inondations, ç’a été quand même très raisonnable.»

Sur l’amphithéâtre

«On travaille avec Étienne Jacques. On essaie que ça coûte le moins cher possible pour les contribuables. On est en analyse. Il y a des sessions intensives de travail, ça avance bien. Ils ont une bonne équipe avec M. Jacques, une équipe très compétente.»

Sur le travail d’équipe

«Nous travaillons beaucoup en équipe avec Nancy Guillemette, Éric Girard et François Tremblay. M. Legault l’a d’ailleurs mentionné en citant le Saguenay-Lac-Saint-Jean en exemple.»