Site d’Arianne Phosphate au Lac-à-Paul.
Site d’Arianne Phosphate au Lac-à-Paul.

Un processus métallurgique qui poursuit son optimisation selon Arianne Phosphate

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Arianne Phosphate aurait reçu de nouveaux résultats d’essais positifs pour l’optimisation de son procédé métallurgique et la réduction de ses coûts d’opération.

Réalisés au sein des installations de COREM à Québec, avec l’aide de NordChem, ces tests avaient pour but d’évaluer le nouveau collecteur introduit par la société au cours de l’été.

Mais cette fois en exécutant le procédé à des températures d’eau plus basses, afin de simuler celles qui seront rencontrées sur le site du Lac-à-Paul, au nord de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, pendant la majeure partie de l’année durant l’opération.

L’utilisation d’eau à une température de 4 degrés Celsius plutôt que 20 degrés, tel que testé à l’origine, n’a entraîné aucun effet négatif sur les récupérations ou la qualité du concentré de phosphate d’Arianne, selon un communiqué émis par l’entreprise.

Cette dernière affirme qu’elle pourra produire un produit d’une qualité inchangée, tout en réduisant le temps et les coûts associés au chauffage de l’eau.

« Nous continuons à faire des progrès significatifs sur notre projet, explique Jean-Sébastien David, chef des opérations d’Arianne Phosphate. Déjà projeté comme l’un des producteurs de concentré de phosphate de haute qualité parmi les moins coûteux, toutes ces améliorations du procédé nous offriront une énorme flexibilité opérationnelle tout en continuant de réduire nos coûts et augmentant la rentabilité de notre projet. »

De son côté, le chef de la direction d’Arianne Phosphate, Brian Ostroff, croit que le moment est bien choisi pour de telles améliorations du procédé, lui qui souligne la hausse actuelle des prix pour de nombreux produits agricoles.

« Les prix des céréales se négocient à des niveaux plus élevés que ceux observés depuis plusieurs années, souligne-t-il. Cela a contribué à faire grimper le prix des engrais y compris les engrais phosphatés d’environ 35% au cours des quatre derniers mois. »