Le député sortant de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, tentera de se faire réélire sous la bannière libérale le 21 octobre.

Un premier mandat au bilan positif pour Richard Hébert

À quelques semaines du lancement des élections, le député fédéral sortant de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, dresse un bilan positif de ses 21 premiers mois au sein du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Élu comme député fédéral le 24 octobre 2017, Richard Hébert estime que beaucoup de travail a été fait depuis qu’il a remplacé le conservateur Denis Lebel dans la circonscription de Lac-Saint-Jean. D’entrée de jeu, il cite le Fonds d’aide aux médias, qui a été instauré par son parti. « Après avoir rencontré les propriétaires et les travailleurs, on a pu mettre de la pression sur la ministre de l’époque, Mélanie Joly, pour débloquer des fonds », note l’ancien maire de Dolbeau-Mistassini.

De plus, M. Hébert souligne l’annonce d’un financement de 12 millions de dollars pour la réalisation d’un pont ferroviaire au-dessus de la rivière Mistassini.

L’homme, qui a entamé sa carrière en politique municipale, estime s’être adapté rapidement au rythme de la politique fédérale à Ottawa, ce qui lui a permis d’être nommé secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations, le 31 août 2018, un peu moins d’un an après son élection.

« J’ai su bien jouer mes cartes , lance l’homme, qui revient toutes les fins de semaine dans sa circonscription, même s’il doit faire huit heures de voiture. « J’aime avoir une relation directe avec les citoyens. »

En ce qui a trait aux réalisations des derniers mois, Richard Hébert cite également le financement de 800 000 $ au Centre d’excellence sur les drones d’Alma. « Les programmes de financement étaient rares pour ce genre de projet unique au Canada, soutient Richard Hébert. On a travaillé pour en articuler un sur mesure afin de trouver l’argent nécessaire ».

Le financement de 500 000 $ pour le réaménagement de la pointe Scott à Roberval et le refinancement des 57 Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) du Québec font aussi partie des dossiers sur lesquels il a travaillé.

Également, l’aide apportée aux entreprises frappées par la surtaxe sur l’acier et l’aluminium a été un des moments clés de son mandat, estime l’élu. « En parlant avec les autorités responsables, on a réussi à accoucher d’un programme d’aide de 100 M $, dont 26 M $ pour le Québec, dit-il. Ce programme a été très apprécié de la part des entreprises, même si la surtaxe a été éliminée peu de temps après. »

Le travail pour améliorer la connectivité en région, le financement du complexe Aquagym à Dolbeau-Mistassini, l’aide octroyée à Festivalma et celle pour le transport aérien font aussi partie des réalisations dont il est fier.

Des annonces à venir ?

À quelques semaines du déclenchement des élections, qui devrait se faire entre le 1er et le 15 septembre, le député libéral aimerait régler un dernier dossier : le financement de la Véloroute des Bleuets.

« On essaie de trouver l’argent nécessaire pour financer la Véloroute, car ce projet fait l’unanimité autour du lac Saint-Jean », soutient Richard Hébert, qui espère être en mesure de faire une annonce prochainement.

Une annonce pour le financement de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean pourrait aussi être faite avant le déclenchement des élections.

LES PRIORITÉS D'UN SECOND MANDAT

S’il est réélu le 21 octobre, la priorité de Richard Hébert sera d’amener le gaz naturel dans le nord du Lac-Saint-Jean. « Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas le gaz naturel, on ne peut pas développer l’industrie davantage dans le nord du lac, dit-il. On ne peut pas endurer ça encore longtemps. »

De plus, il souhaite faire avancer le dossier de la candidature du lac Saint-Jean comme un joyau du patrimoine naturel auprès de l’UNESCO. 

La connectivité des régions et le manque de main-d’oeuvre sont aussi des dossiers importants aux yeux du député sortant de Lac-Saint-Jean, qui est animé par le désir de se rendre utile pour sa communauté.