La rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard, a livré à un exercice de communication bien réussi.

Un premier contact positif

Après des relations tendues entre les employés et l’ancien recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi, Martin Gauthier, la nouvelle rectrice, Nicole Bouchard, semble avoir réussi sa première grande rencontre officielle, alors qu’elle a été applaudie à la suite d’un exercice de près d’une heure trente.

Une activité nommée « Rencontre avec la communauté » s’est tenue mercredi après-midi à l’auditorium du Pavillon principal devant environ 80 membres du personnel, à laquelle Le Quotidien a assisté, même s’il s’agissait plus d’une rencontre interne.

Interrogé en soirée, le président du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQAC, Gilles Imbeau, s’est montré satisfait. « Ç’a été bien perçu, bien fait, bien rendu. [...] Les gens sont sortis contents de là », a mentionné M. Imbeau, lorsque joint par téléphone.

Il a estimé que l’assistance était constituée à parts égales de professeurs, de professionnels, de techniciens et de cadres. Selon lui, la communauté était bien représentée.

Gilles Imbeau a souligné la qualité de communicatrice de Mme Bouchard. « M. Gauthier (l’ancien recteur) avait de la difficulté à faire ça. Il n’était pas capable de parler avec la communauté. Nicole est assez bonne là-dedans », a-t-il souligné.

L’auditorium du Pavillon principal de l’UQAC était presque rempli pour la rencontre de la rectrice Nicole Bouchard avec la communauté.

Neuf mois occupés

Nommée en juin 2017, alors que même le processus de sélection avait été critiqué, Nicole Bouchard a admis avoir connu neuf mois occupés à la tête de l’université régionale. « On m’avait dit qu’il y aurait du changement et j’ai été plus que servie », a-t-elle commencé par dire. En effet, il y a eu bien du mouvement dans la haute direction, avec notamment le départ soudain à la fin janvier du vice-recteur à l’enseignement, à la recherche et à la création, Stéphane Lévesque. Par la suite, le vice-recteur aux affaires étudiantes, Martin Côté, a annoncé qu’il quittait à la retraite au printemps. 

Ce mouvement de personnel a amené une redistribution de tâches temporaires, alors que la rectrice a hérité des responsabilités de M. Lévesque tandis que la vice-rectrice aux ressources, Martine Rioux, a vu s’ajouter la Côte-Nord et le centre NAD à Montréal à ses tâches. « On ne peut prétendre faire la même chose en ayant deux postes de moins », a avoué Mme Bouchard. Ces deux postes seront d’ailleurs ouverts à compter du 27 mars, mais ils pourraient avoir subi des changements, tout comme toute la structure décisionnelle et hiérarchique. « Il y aura plus d’imputabilité chez les cadres. Il y aura une délégation de signatures pour les doyens au prochain conseil d’administration », a-t-elle annoncé.

Pour l’instant, Nicole Bouchard dit s’attaquer à sa tâche principale, la planification stratégique. Elle s’attend à pouvoir la livrer cet automne ou au début de 2019. Cette opération vise notamment à bien définir la vision de l’UQAC. Cette dernière sera notamment définie à la suite de plusieurs exercices de consultation avec les membres de la communauté.

Budget

Durant la rencontre, la rectrice en a profité pour aborder plusieurs autres sujets, notamment le budget 2018-2019. Elle s’attend à atteindre l’équilibre budgétaire, mais après un exercice rigoureux de contrôle des dépenses. En 2017-2018, le budget se dirigeait vers un déficit de 2 M$. Toutefois, l’UQAC a intégré les finances du volet international, comme il lui a été demandé. Cette opération a permis de récupérer 1,5 M$. « Mais ce n’est pas récurrent. L’international n’est pas un puits sans fond », a-t-elle averti, en rappelant qu’en tant qu’institution publique, l’UQAC ne peut faire de déficit. Si jamais tel était le cas, l’UQAC pourrait perdre du financement à hauteur de 6 M$.

Par ailleurs, la rectrice espère avoir de bonnes nouvelles dans le prochain budget provincial. Pour ce qui est du dernier budget fédéral, elle s’est réjouie de la hausse des fonds réservés à la recherche fondamentale. Elle a invité ses chercheurs à en profiter.