La berce du Caucase a fait son apparatition dans la région depuis plusieurs années.
La berce du Caucase a fait son apparatition dans la région depuis plusieurs années.

Un portrait des plantes exotiques envahissantes en préparation

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le Saguenay–Lac-Saint-Jean n’échappe pas à la présence de plantes exotiques envahissantes, un phénomène susceptible de modifier l’écosystème du territoire. C’est pourquoi l’Organisme de bassin versant du Saguenay, en collaboration avec l'Organisme de bassin versant Lac-Saint-Jean et le Conseil régional de l’environnement et du développement durable (CREDD) s’attèlent а la tâche de dresser un premier portrait de la situation au cours des semaines а venir. 

La berce du Caucase, la renouée du Japon et l’impatiente glanduleuse figurent dans la liste des plantes exotiques dont la région a hérité en raison principalement des activités de l’Homme, explique Jeanne Moisan-Perrier, chargée de projet à l’OBV Saguenay. Le transport par route de plantes exogènes, la propagation des graines de ces plantes aux abords des routes et des cours d’eau, la navigation sans nettoyage des coques de bateau constituent tous des facteurs ayant permis d’introduire des colonies de plantes. Le phénomène est davantage observable près des villes comme Saguenay et Alma, où l’urbanisation est plus dense, explique Mme Moisan-Perrier.

L’inventaire qui sera réalisé permettra de connaître les espèces présentes afin d’aider les décideurs à contrôler la propagation dans le cadre d’une stratégie collective, à défaut d’éradiquer ces plantes. Selon elle, l’éradication est pratiquement une chose impossible. Elle cite en exemple la présence de la berce du Caucase en bordure de cours d’eau qui peut donc être très préoccupante puisque ces plants pourraient être à l’origine de nouvelles colonies à des kilomètres plus loin.

Ces plantes particulières peuvent nuire à l’écosystème en place en altérant la biodiversité du milieu ou en occupant la place des espèces indigènes. Elles peuvent également porter atteinte à de nombreuses activités récréatives en limitant l’accès à un milieu d’intérêt et engendrer d’importants problèmes de santé publique.

Le projet d’une valeur de 15 000 $ est réalisé avec la participation financière de la Fondation de la faune du Québec, Saguenay, les MRC de Maria-Chapdelaine, du Domaine-du-Roy, de Lac-Saint-Jean-Est, du Fjord-du-Saguenay ainsi que Service Canada.

Les citoyens qui prennent connaissance de la présence de plantes exotiques envahissantes peuvent contacter l’Organisme de bassin versant du Saguenay à pee@obvsaguenay.org.