Un pont entre les nations

Pour sa 12e édition, qui a lieu jusqu’à dimanche à Mashteuiatsh, le Grand rassemblement des Premières Nations veut faire la place à différentes formes d’arts en mettant un accent particulier sur le théâtre et un court métrage, mais tout en gardant les classiques sportifs et les danses traditionnelles autochtones. Un bon prétexte pour en apprendre davantage sur les cultures autochtones et tisser des ponts entre les nations.

« On veut montrer comment on accueille bien les gens à Mashteuiatsh et tout le monde est bienvenu », lance d’emblée David Cleary, le responsable de l’organisation du volet pow-wow de l’événement, en soulignant que Mashteuiatsh a toujours été un lieu de rendez-vous.

Des artistes chanteurs et danseurs sont d’ailleurs attendus d’un peu partout en Amérique du Nord, dont des groupes de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario et de l’État de New York.

Pour attirer les familles autrement, les organisateurs ont aussi misé sur une nouvelle formule en organisant un parcours familial mettant en vedette des notions autochtones, comme le portage et les imitations d’animaux. De plus, des artistes de cirque étaient également sur place pour enseigner leurs talents aux jeunes et moins jeunes.

« On voulait aussi promouvoir d’autre forme d’expression de l’art et des valeurs autochtones en mettant en vedette le théâtre et le court métrage Pow-wow du réalisateur originaire de Mashteuiatsh, William Mazzoleni-Valin, qui s’est rendu jusqu’au Festival de Cannes », remarque Sandy Raphaël, la responsable des communications du Grand rassemblement. Ce court métrage sera diffusé le samedi à 16 h 45. Côté théâtre, une troupe de comédiens d’Obedjiwan, Mamo Totenam, est venue présenter une pièce touchante, Matisiwin (La vie), qui traitait de l’intimidation vécue à l’école secondaire, le vendredi midi. En soirée, c’était la pièce Muliats, mettant en vedette le comédien Marco Collin de Mashteuiatsh, qui était présentée, soulignant avec humour, les relations teintées de malentendus entre les autochtones et les québécois.

En plus de ces nouveautés, le Grand rassemblement présente toujours les classiques sportifs, comme les courses de canot ou encore le triathlon autochtone (portage sacs de sable, course de canot et portage de canot).

Bien sûr, le Grand rassemblement, c’est aussi une grande fête de la musique résonnant au son du tambour et des danses, vêtements et coutumes de plusieurs nations. « De plus en plus de Premières Nations viennent visiter et partager avec nous et on souhaite promouvoir toutes les nations », note Sandy Raphaël, qui souhaite recevoir autant de visiteurs que l’an dernier, voire plus, alors que 10 250 personnes étaient venues festoyer à Mashteuiatsh.

En matinée, dimanche, une cérémonie traditionnelle de naissance, similaire à un baptême innu, sera célébrée. Après les danses en après-midi, un repas et une dégustation de mets traditionnels se feront aussi dimanche en fin de journée où il sera possible de goûter des viandes de bois comme le castor ou l’outarde sur le barbecue, style innu. « On veut promouvoir notre culture et nos valeurs auprès de la population régionale, provinciale et internationale », conclut-elle. C’est un rendez-vous jusqu’à dimanche à 17 h.