Un logo du groupe Facebook La Meute

Un pompier de Saguenay dans La Meute

Cofondateur du groupe contre «l'islam radical» La Meute, Éric Lemay, chef aux opérations du service des incendies de Saguenay, aurait été sommé par ses supérieurs de mettre fin à ses activités politiques dans son milieu de travail lorsqu'il est en fonction.
Dans un reportage diffusé jeudi soir au bulletin régional de Radio-Canada, la journaliste Véronique Dubé rapporte que «l'employé-cadre a discuté de ses convictions sur son lieu de travail auprès de ses subalternes pompiers. Deux pompiers ont été invités à joindre le groupe controversé sur Facebook. L'attitude de M. Lemay crée un réel malaise au sein du service. (...) Ses supérieurs l'ont donc rencontré pour l'avertir de cesser toute activité reliée à La Meute alors qu'il travaille.»
Même si M. Lemay, alias Eric Yamel, a affirmé à la journaliste, lors d'un clavardage, qu'il ne faisait plus partie de l'organisation de La Meute depuis le début août, son nom figurerait toujours au conseil d'administration de l'organisme sans but lucratif d'après les recherches de Radio-Canada. D'autre part, il ne semble pas regretter les gestes qui lui sont reprochés, d'après sa réponse à la journaliste.
Pour sa part, le porte-parole de Ville de Saguenay, Jeannot Allard, n'a pas confirmé ni infirmé l'intervention faite auprès de l'employé-cadre au dossier impeccable. Il a plutôt rappelé la procédure généralement suivie lorsque de telles situations se produisent en milieu de travail et que cela relevait de la régie interne. Interrogé à savoir si habituellement les rappels à l'ordre étaient respectés, M. Allard a indiqué que «chaque fois que nous sommes intervenus auprès d'employés pour de la sollicitation quelle qu'elle soit, ceux-ci ont obtempéré sans problème. Et ce qui se passe hors des heures de bureau ne nous concerne pas tant que ça n'est pas en désaccord avec le devoir de réserve et le code de déontologie du personnel-cadre».