Stéphanie Tremblay est très reconnaissante envers l'agent Patrice Marchand. La jeune maman n'hésite pas à affirmer qu'il a sauvé la vie de son petit Enrick, neuf mois.

Un policier sauve un bébé

La vie d'une jeune famille de Saint-Honoré aurait pu basculer le 11 février dernier. Enrick, neuf mois, s'est étouffé avec un bout d'emballage de plastique. Heureusement, l'intervention rapide de l'agent Patrice Marchand de la Sûreté du Québec, qui se trouvait à quelques mètres de la résidence familiale, a permis d'éviter le pire.
<p>L'agent Patrice Marchand a porté secours au petit Enrick le 11 février dernier. Son intervention rapide a permis d'éviter le pire. </p>
Stéphanie Tremblay sera à jamais reconnaissante envers Patrice Marchand. «Il a sauvé mon bébé", affirme-t-elle sans hésitation. «C'est grâce à lui s'il est encore là.»
La jeune maman serre son petit dans ses bras. Plus que jamais elle est consciente de la chance qu'elle a de partager son quotidien avec Enrick, un beau bébé en santé.
Le 11 février dernier, Stéphanie Tremblay était seule à la maison avec ses deux enfants, la petite Maxime, deux ans, et Enrick. Son conjoint, Sébastien Mailloux, était au travail.
Le petit était tout près de sa maman. Il a avalé un coin de sachet d'assaisonnement pour soupe aux nouilles Ramen qui s'était retrouvé sur le plancher. «J'ai entendu Enrick qui faisait de drôles de bruits. J'ai vu le papier dans sa bouche. En essayant de lui enlever, il l'a avalé", raconte la maman.
Le petit s'est mis à pleurer et à vomir.
«Il était étouffé. Il respirait toujours, mais sa gorge était obstruée. J'étais paniquée», raconte-t-elle.
Impuissante, Stéphanie Tremblay a appelé sa mère, puis sa belle-mère.
Cette dernière, qui habite tout près, est arrivée rapidement. Devant la situation, elle a crié à la mère d'appeler le 911.
Une opération radar tout près
L'agent Patrice Marchand, de la Sûreté du Québec, effectuait une opération radar à Saint-Honoré, à quelques mètres de la résidence. Ce jour-là, il était loin de se douter qu'il vivrait un événement qui le marquerait.
«Je crois qu'entre le moment où j'ai reçu l'appel et celui où j'étais dans la maison, il s'est écoulé 25 secondes», raconte le jeune policier.
«Quand je suis entré dans la maison et que je l'ai vu, c'est comme si je voyais mon propre garçon», explique le papa d'un bambin de sept mois. «Je voulais que ce papier sorte. Je n'ai pensé à rien. Je suis quasiment surpris moi-même par mon état de calme.»
L'agent a placé le bébé à plat ventre, sur son avant-bras et a pratiqué la technique apprise en pareil cas. «Le bébé s'est étouffé, il est devenu rouge, puis il a vomi et le papier est sorti», raconte l'agent. «J'ai certainement tapé 30 secondes avant qu'il sorte.»
Ces quelques secondes ont paru interminables pour Stéphanie Tremblay qui s'est imaginé des scénarios tous plus horribles les uns que les autres. «J'étais sûre que mon bébé allait mourir. Sinon, qu'il devrait être opéré d'urgence», confie-t-elle.
«Quand mon bébé s'est mis à sourire une fois le papier recraché, je me suis effondrée par terre avec lui dans les bras. Je m'excusais sans cesse. Je me demandais pourquoi ce papier s'était trouvé là", raconte celle qui confie avoir été grandement bouleversée par les événements.
«On reste traumatisée. Je ne souhaiterais pas ça à mon pire ennemi.»
Les ambulanciers sont arrivés entre 5 et 10 minutes plus tard. Le petit a été conduit à l'urgence par mesure préventive.
La maman estime que son bébé et elle ont été chanceux dans cette histoire. Le papier aurait pu se loger autrement dans la gorge du petit et l'obstruer.
«On a été chanceux parce que le papier était bien placé. Les choses auraient pu être différentes», confirme le policier. «Parfois, les secours sont loin en raison de l'étendue du territoire. Cette fois, c'était dû pour bien se passer.»
«On dirait bien que j'ai des anges», affirme-t-elle.
Stéphanie Tremblay se souviendra toujours de celui qu'elle appelle «mon policier».
«Il a sauvé mon gars. Je lui en serai reconnaissante toute ma vie. Maintenant, quand je vois une voiture de police, je vérifie toujours si c'est mon policier. Il a dit qu'il allait revenir voir Enrick. Il y a un lien, c'est sûr. Je ne l'oublierai jamais.»