Le quartier général de la Sécurité publique de Saguenay

Un policier rapatrié d'urgence d'Haïti

Un policier de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) a été rapatrié d'urgence d'Haïti, le 16 mars, pour avoir manqué à ses engagements envers son corps policier et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Le Quotidien a appris que l'agent est actuellement en congé chez lui et n'a pas réintégré ses fonctions à la police de Saguenay. « Nous confirmons que l'un de nos membres du programme des Missions de Paix internationales a fait l'objet d'un rapatriement le 16 mars. Ce que nous pouvons dire, c'est que le policier n'a pas respecté le contrat d'engagement de la SPS et de la GRC, mais il n'a commis aucun acte criminel », a expliqué Steeve Gilbert, capitaine à l'administration policière et au développement organisationnel de la SPS.
Ce dernier n'a voulu faire aucun autre commentaire sur la nature de l'acte reproché au policier.
Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, l'agent n'aurait pas voulu mal agir. Il aurait remis de l'argent à une famille d'Haïti, mais un proche de celle-ci n'aurait pas apprécié le geste et aurait dénoncé le policier auprès d'un membre du gouvernement de ce pays des Antilles. 
Le constable touché par cette mesure n'a pas encore repris son travail à la SPS. Il écoulerait des congés personnels pour l'instant.
Quant à savoir si son dossier sera transmis au Comité de déontologie, il n'a pas été possible d'en savoir davantage.
« Au cours des jours et des semaines à venir, nous allons analyser le dossier du policier à Haïti. Si nous devons aller plus loin, ce sera traité aux affaires internes », a ajouté le capitaine Gilbert.
Deux membres de la Fraternité des policiers de Saguenay se seraient rendus à Montréal afin de ramener l'agent à son domicile.
À la GRC, le sergent Harold Pfleiderer, agent des relations avec les médias, a confirmé l'information sur le policier de Saguenay.
« Il y a des allégations sur des gestes qui ont été posés et des enquêtes sont en cours. Donc, nous ne ferons aucun autre commentaire », a mentionné M. Pfleiderer dans un courriel adressé au Quotidien.
Même si aucun acte criminel n'a été commis, il va sans dire que cette autre histoire vient entacher l'image de la Sécurité publique de Saguenay. 
Le corps policier de la ville de 155 000 citoyens a été passablement écorché au fil des dernières années en raison de plusieurs affaires touchant les agents.
Procédure
La mission de paix des policiers du Canada en Haïti se déroule sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de la GRC.
Les participants doivent respecter des règles de conduite durant leur séjour. Une entorse au contrat d'engagements ramène le policier illico au pays.
Il a été possible d'apprendre que dès l'instant où un policier est soupçonné d'une faute, qu'elle soit véridique ou non, les autorités de la GRC ordonnent à des agents responsables de raccompagner le fautif à son logement afin qu'il puisse récupérer ses objets personnels.
Le policier est ensuite amené dans un hôtel où il est sous surveillance complète avant son transfert vers l'aéroport le plus près en Haïti. Les deux responsables doivent l'accompagner jusqu'à son embarquement dans l'avion et attendent que la porte se ferme.
Et à son arrivée au Canada, il est pris en charge par des membres de son corps policier.