Un plan sera mis en place afin de faire connaître davantage la camerise au public.

Un plan pour populariser la camerise

La camerise devrait gagner en notoriété prochainement. Un projet de commercialisation du petit fruit de Camerise Québec a reçu l’appui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Manuel Gosselin, président de Camerise Québec, a annoncé la mise sur pied du projet qui nécessite un investissement total de 70 520 $ à Roberval. Le MAPAQ contribue à hauteur de 49 364 $.

Le projet vise à élaborer une stratégie et à développer des outils pour faire connaître la camerise au grand public et faire émerger le fruit dans l’industrie agroalimentaire.

Le Québec compte 157 producteurs et 730 000 plants en production. En 2018, 300 000 livres de camerises ont été récoltées.

Un plan sera mis en place afin de faire connaître davantage la camerise au public.

Camerise Québec, qui compte 80 membres à travers la province, souhaite s’inspirer de ce qui s’est fait par le passé, notamment avec la canneberge et le bleuet sauvage, afin de populariser le petit fruit.

L’association rappelle qu’il y a 12 ans, le petit fruit était complètement inconnu au Québec, jusqu’à ce que quelques visionnaires du Lac-Saint-Jean voient son potentiel et qu’une industrie soit créée.

« Pour développer l’expertise de production et faire connaître le fruit, le besoin de se regrouper s’est fait sentir rapidement. Cette annonce illustre donc bien comment la force d’un groupe permet de réaliser de grandes choses », affirme Manuel Gosselin, président de Camerise Québec. « Elle permet de diversifier l’agriculture d’ici, d’innover et de développer la vitalité de nos régions tout en améliorant l’offre en produits sains pour la population. »

Camerise Québec affirme que même si le produit est de plus en plus connu, la demande ne suit pas l’offre en raison d’une méconnaissance du fruit.

« Jamais on n’aurait pu imaginer l’ampleur de la tâche il y a 12 ans. On s’imaginait que ça se ferait un peu automatiquement vu les propriétés exceptionnelles du fruit et sa ressemblance aux autres fruits traditionnels en frais d’utilisation. C’est un travail colossal de faire découvrir un nouveau produit, de l’inclure dans les habitudes de consommation des Québécois tout comme de convaincre l’industrie agroalimentaire de le positionner dans ses produits », témoigne Manuel Gosselin.