Un plan de développement de 34 M $ a été déposé au gouvernement provincial par la direction du Cégep de Chicoutimi pour le CQFA.

Un plan de 34 M$ au CQFA

La direction du Cégep de Chicoutimi a rencontré le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, Jean-François Roberge, mercredi. L’établissement a discuté de son plan de développement pour le Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA), lequel prévoit des investissements en infrastructures et équipements de 34 M$ ainsi que l’ajout de dix places supplémentaires pour la formation des pilotes de ligne, le tout dans le cadre d’une refonte du programme de pilotage d’aéronefs.

La rencontre d’environ 60 minutes a été tenue à Québec, en présence du directeur général du Cégep de Chicoutimi, André Gobeil, et de la ministre et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest.

Traçant le contexte de la rencontre, Éric Émond, directeur des affaires corporatives et des communications, a mentionné que le Cégep de Chicoutimi a déposé, il y a plusieurs mois déjà, un plan de développement pour le CQFA, bien avant que le ministère n’accorde une licence de formation en aéronautique au collège privé Air Richelieu. « Le plan que nous avons déposé il y a quelques mois vise la bonification du programme pour l’ajout de dix places supplémentaires pour la formation de pilotes de ligne », précise M. Émond.

L’acquisition d’un avion King Air permettant aux étudiants de voler à plus haute altitude, le remplacement ou la mise à jour de simulateurs de vol, l’ajout de nouveaux hangars et le développement des infrastructures attenantes au centre de Saint-Honoré font partie du plan de refonte du programme déposé.

Selon M. Émond, les discussions avec le ministre Roberge ont été fort positives puisque ce dernier a démontré son intérêt pour le développement du CQFA et le maintien de son exclusivité. « On ne croit pas qu’il y ait d’autres annonces auprès d’autres collèges privés », a précisé M. Émond.

Sans présumer des décisions futures du ministre, M. Émond rappelle que les équipements et infrastructures actuelles du CQFA sont en opération depuis une trentaine d’années et nécessitent une modernisation. « On a constaté une écoute favorable ainsi qu’un appui marqué de la part de la ministre Laforest. On comprend qu’il y a des étapes encore à franchir, mais notre projet faisait déjà l’objet d’une analyse. L’écoute du ministre nous permet d’être optimistes », commente-t-il.

Concernant la formation d’une dizaine de pilotes supplémentaires s’ajoutant à la quarantaine de places déjà permises, M. Émond affirme que les futures cohortes permettront de combler les besoins de l’industrie aéronautique québécoise.