Étudiante à l’École secondaire des Grandes-Marées, à La Baie, Noémie Chatigny a été la seule candidate de la région à prendre part à une formation d’une semaine en Saskatchewan, dans le cadre de la Semaine nationale de l’engagement jeunesse de la GRC. L’adolescente était également la seule représentante des régions du Québec.

Un pied à la GRC à 16 ans

Rien n’arrête Noémie Chatigny. L’adolescente de 16 ans, toute menue et championne de patinage artistique, a un objectif en tête : devenir policière. Après avoir passé une semaine à la Division dépôt (l’Académie de la Gendarmerie royale du Canada), à Regina, l’étudiante de cinquième secondaire est dorénavant convaincue qu’elle s’apprête à faire le bon choix de carrière.

Il y a deux ans, la GRC a lancé un programme dans le cadre de la Semaine nationale de l’engagement jeunesse. L’objectif était de permettre à des adolescents des quatre coins du Canada de se mettre dans la peau d’un cadet du corps policier fédéral en participant à une série d’activités habituellement réservées aux recrues. Les intéressés doivent remplir un formulaire pour signifier leur intérêt et expliquer pourquoi ils souhaitent vivre ce type d’expérience. S’en suit un processus de sélection dans chaque division provinciale de la police fédérale. 

Responsable de la section patrimoine et des cérémonies à la GRC, la sergente d’État major Maryse Quesnel explique que 32 candidats sont choisis pour prendre part à cette semaine de stage en Saskatchewan. Cette année, il y avait parité entre les filles et les garçons.

«Le but est de leur donner l’expérience de ce que c’est vraiment d’être un cadet à la Division dépôt, si le domaine policier les intéresse. Ils peuvent participer à des simulations de tir et de conduite, ils apprennent le maniement d’armes à feu et ils passent du temps avec la section chiens et identification. Ils peuvent aussi rencontrer une troupe et voir des cadets à l’oeuvre», résume la policière. La sergente d’État major ajoute qu’en implantant ce type de programme, la GRC voulait fournir une expérience d’apprentissage positive à des jeunes de partout au pays, laquelle pourrait leur donner la piqûre pour le métier.

Passionnée par la police

Noémie Chatigny, qui fréquente l’École secondaire des Grandes-Marées, était parmi les trois candidats du Québec retenus par la GRC pour ce stage unique. De surcroît, l’adolescente peut se targuer d’avoir été la seule représentante des régions à y prendre part. Six jeunes de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay avaient également soumis un formulaire.

Rencontrée vendredi aux bureaux de la GRC à Chicoutimi, Noémie Chatigny n’avait que des éléments positifs à partager en lien avec l’expérience vécue du 6 au 10 novembre.

«On en a appris beaucoup sur la GRC et sur le métier. Je savais que je voulais être policière et maintenant, j’en suis convaincue. C’est un métier qui n’est pas routinier. Tu ne fais jamais la même chose», note Noémie, qui pratique le patinage artistique depuis 13 ans et qui a remporté des médailles à trois reprises lors de championnats provinciaux.

La future policière ne croit pas que son petit gabarit pourrait nuire à ses ambitions professionnelles. Au contraire, pointe-t-elle, le métier est dorénavant à la portée de tous et une panoplie d’éléments sont nécessaires pour faire d’un policier un bon policier.

Pour joindre la GRC, une formation de six mois à la Division dépôt est requise. Les candidats doivent avoir 18 ans pour y entrer et être âgés de 19 ans au moment de la graduation. Noémie Chatigny a l’intention de s’inscrire au programme de Techniques policières en mars prochain, en vue d’y entrer l’automne prochain. Ce n’est qu’après avoir obtenu son diplôme de policière qu’elle aimerait amorcer son stage à l’École de la GRC de Regina. 

Les tests de condition physique imposés aux cadets de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’ont plus de secrets pour Noémie Chatigny, qui rêve de devenir policière.

Un métissage culturel riche

En plus d’en avoir beaucoup appris sur sa future profession, Noémie a aussi eu la chance de côtoyer des jeunes de partout au Canada et de polir son anglais. Des liens d’amitié ont été créés. 

La Baieriveraine convient avoir ressenti un brin de fébrilité avant le départ, mais avec le recul, ces moments de stress en valaient la chandelle. 

Aujourd’hui, la marche militaire, les techniques de défense, l’entraînement physique et l’installation de menottes n’ont plus de secrets pour Noémie Chatigny, qui est plus que jamais emballée par ce que l’avenir lui réserve. L’étudiante vient d’ajouter une nouvelle expérience dans sa besace, ce qui pourrait peser dans la balance le moment venu de soumettre sa demande d’admission au Collège d’Alma. Il faut savoir que le programme de Techniques policières est contingenté et que les candidats sont triés sur le volet. 

« L’une des cinq priorités stratégiques de la GRC est de soutenir les jeunes. On veut leur faire découvrir le métier, mais aussi les exposer à différentes cultures. On avait un jeune des Territoires du Nord-Ouest qui n’avait jamais été en contact avec autant de gens de son âge en même temps », lance Maryse Quesnel, qui signale que le fait que 16 garçons et 16 filles aient formé la cohorte 2017 relève d’un pur hasard. 

Pendant son séjour d’une semaine à la Division dépôt de la GRC à Regina, Noémie Chatigny a pu participer à des activités de simulation de tir et de conduite.