Gilbert Paquette , ancien ministre sous le gouvernement de René Lévesque, était à l’Érudit Café de Chicoutimi, jeudi soir, afin de présenter son livre Un pays en tête. Il était invité par le président du groupe OUI Québec au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Michel Roche.

Un pays dans la tête de Gilbert Paquette

Gilbert Paquette, ancien ministre sous le gouvernement de René Lévesque, a présenté jeudi soir devant la population saguenéenne son nouvel ouvrage Un pays en tête, à l’Érudit Café de Chicoutimi. Il rend dans cet ouvrage un vibrant plaidoyer pour l’indépendance du Québec, doublé d’un fort argumentaire pour les militants souverainistes.

L’auteur y rêve d’un Québec libre de ses entraves de province et imagine tout ce que pourrait accomplir le peuple de ce pays devenu libre de ses choix. Tel est le projet de Gilbert Paquette, qui nous présente le pays qu’il a en tête, en proposant 10 projets nécessaires. 

Plutôt que d’un « projet de pays », il préfère parler d’un « pays de projets ». Lorsqu’il élabore ses 10 projets, Gilbert Paquette propose de développer les régions, de protéger le climat, de créer un plan social et d’aménager le territoire du Québec, entre autres. Selon l’auteur, une société québécoise indépendante disposerait de la totalité de ses ressources financières et de la capacité entière de faire ses propres lois. Elle aurait également le droit exclusif d’établir ses relations extérieures. 

Par ses projets, l’ancien ministre énonce quatre objectifs. Tout d’abord, développer un argumentaire qui répondra éventuellement à la question « Pourquoi réaliser un référendum en 2018 ? ». Miser sur nos champs d’action tels que l’hydroélectricité. Par la suite, pour que le pays se réalise, il faut que tous les partis indépendantistes constituent un front commun et que leurs intérêts à court et à moyen terme convergent vers un objectif commun : l’indépendance du Québec. Finalement, propager l’espoir d’un pays souverain chez ses lecteurs. Un espoir basé sur le « pouvoir constituant » de la société québécoise, qui lui permettrait d’adopter sa propre constitution après l’échec de l’Accord du lac Meech et l’Accord de Charlottetown. 

Toujours possible 

Celui qui se base sur les derniers sondages, selon lesquels 36 % de la population québécoise cocherait oui s’il y avait un référendum, assure que la tenue d’un vote sur l’avenir du Québec est toujours possible, mais qu’il faut toutefois informer tous les votants sur le sujet dans les prochaines années. 

L’ancien ministre est conscient que, pour les plus jeunes, ceux qui n’avaient pas l’âge de voter au référendum de 1995, l’indépendance du Québec peut être perçue comme déconnectée de leurs préoccupations actuelles.

Prochaines élections 

Pour les prochaines élections, l’ancien ministre Gilbert Paquette souhaite voir les partis indépendantistes travailler ensemble sur le projet. 

De plus, la partisanerie actuelle diminue l’engagement des militants.

Les partis doivent, selon M. Paquette, conserver le même objectif : se donner un pays.