Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un nouvel appareil d'imagerie pour l'hôpital de Chicoutimi

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean bénéficiera d’un troisième appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Le nouvel instrument, qui nécessite un investissement de cinq millions $, devrait être en fonction à l’hôpital de Chicoutimi d’ici deux ans.

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région, Andrée Laforest, a annoncé que sa collègue de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, autorisait l’implantation d’un second appareil IRM dans les locaux de l’hôpital de Chicoutimi, mardi. 

« Je me réjouis de l’acquisition de ce troisième appareil, qui viendra valoriser l’autonomie régionale, afin d’avoir moins recours aux corridors de services vers Québec, entre autres. Cette mesure nécessaire contribuera entre autres à réduire les listes d’attente et à optimiser la prestation des services dans les temps requis pour chaque patient », a souligné la ministre Laforest. 

Le nouvel appareil vise à répondre à la hausse de demandes pour des examens IRM observée dans la région. Actuellement, 4300 personnes sont en attente d’un tel examen au Saguenay et 1800 au Lac-Saint-Jean. 

Deux appareils sont présentement en opération au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS), soit à l’hôpital de Chicoutimi et à celui d’Alma. Ils permettent de traiter 18 000 requêtes par année, ce qui est bien supérieur aux 6000 examens annuels recommandés pour chaque appareil, mais insuffisant pour répondre à la demande. 

« La médecine évolue et fait en sorte qu’on a besoin des images plus précises, donc les demandes vont en augmentation. Ajouter un deuxième appareil IRM à Chicoutimi, un troisième en région, aura des retombées concrètes pour la population. Ça nous permettra de bonifier notre offre de service, notamment en diminuant les délais d’attente », assure Marlène Landry, directrice des services professionnels au CIUSSS.

Il y a des IRM sept jours sur sept, même la nuit.

« On n’a pas l’intention de baisser nos heures d’ouverture parce qu’on rajoute un appareil. Les listes sont longues et doivent baisser. Il va falloir trouver le personnel qui va avec, mais on est confiants de trouver », affirme Marlène Landry. 

Des 5 M $ nécessaires, 1,5 M $ permettront d’acquérir l’appareil. Les 3,5 M $ restants serviront à aménager les infrastructures. 

Les coûts de fonctionnement seront soutenus par du financement à l’activité accordé par le ministère de la Santé et des Services sociaux. 

« Ce sera un appareil à la fine pointe de la technologie. Dans les dernières années, la technologie n’a cessé de se développer », souligne le Dr Pierre-Luc Bécotte, chef du service de radiologie au Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Le CIUSSS estime que le nouvel appareil pourra être fonctionnel dans un délai de 18 à 24 mois. 

« La diminution de la liste d’attente pour les usagers est un très gros avantage. Avant de pouvoir consulter certains spécialistes, de passer certains autres examens, ou d’avoir une chirurgie, dans plusieurs cas, ça prend une résonance magnétique, ce qui fait que quand les patients n’ont pas leur résonance magnétique, les traitements n’avancent pas non plus. Ça va aussi permettre d’éviter de transférer des patients qui sont dans des conditions instables quand on a des bris de service », affirme la directrice des services professionnels au CIUSSS.