L’ancien département d’informatique du Cégep de Chicoutimi est réaménagé pour recevoir le Laboratoire d’apprentissage assisté par mannequins simulateurs (LAAMS) destiné à former les étudiants en soins de la santé.
L’ancien département d’informatique du Cégep de Chicoutimi est réaménagé pour recevoir le Laboratoire d’apprentissage assisté par mannequins simulateurs (LAAMS) destiné à former les étudiants en soins de la santé.

Un nouveau laboratoire en soins de la santé au Cégep de Chicoutimi

À compter de septembre prochain, les 400 étudiants inscrits dans les sept techniques de santé du Cégep de Chicoutimi disposeront d’un nouvel outil d’apprentissage sophistiqué avec l’aménagement d’un nouveau Laboratoire d’apprentissage assisté par mannequins simulateurs (LAAS) au coût de 3 M $.

Mercredi, la direction du Cégep de Chicoutimi a organisé une visite de chantier sur le site du nouveau laboratoire en compagnie de Sylvie Dallaire, directrice adjointe aux études, Louis Turgeon, technicien en architecture, et Josée Gobeil, enseignante en inhalothérapie et responsable du développement pédagogique.

Le LAAS est aménagé dans un espace de 6000 pieds carrés autrefois occupé par le département d’informatique qui a été relocalisé au cinquième étage de l’aile A.

Le cœur du projet consiste à aménager les lieux à la suite de l’acquisition de trois mannequins informatisés et robotisés, soit une femme enceinte, un homme ainsi qu’un enfant qui s’ajoutent au mannequin haute fidélité acquis en 2014. Un bébé naissant pourrait être acquis dans le futur.

Les mannequins acquis, munis de différentes technologies, sont capables de parler à l’aide d’un système de modulation de la voix. Les étudiants peuvent détecter leurs signes vitaux (température, pression artérielle, respiration) tout en les auscultant.

Les mannequins peuvent même vomir et accoucher, dans le cas du mannequin féminin.

Selon Mme Dallaire, les mannequins utilisés se rapprocheront de la réalité des malades et constitueront d’excellents outils de préparation pour la participation des étudiants à leurs stages en milieux hospitaliers réels. « L’utilisation de mannequins permet aux étudiants de faire des erreurs dans l’apprentissage de leur pratique sans qu’il n’y ait de conséquences sur des personnes. En temps réel, on peut indiquer à l’étudiant comment il a réagi, comment il peut s’améliorer et rectifier sa pratique », affirme Mme Dallaire. Dans le cas du mannequin-enfant, il servira à améliorer et développer la communication.

Puisque chaque technique de santé a ses particularités, le laboratoire est aménagé pour refléter des milieux de vie différents. Il pourra être utilisé comme salle de simulation qui intègre un milieu de vie résidentiel ou de soins palliatifs, comme salle de simulation avec chambre simple et poste de garde distinct ou encore comme une salle pouvant servir de bloc opératoire. Le laboratoire pourra en outre servir de salle de simulation de soins critiques ou de soins d’urgence ou comme salle d’observation.

Une salle simulera un petit logement de trois pièces et demi pouvant être utilisé entre autres par les étudiants en soins préhospitaliers d’urgence, une autre sera aménagée pour s’apparenter au milieu hospitalier sous forme de chambre simple et d’un poste de garde tandis que la dernière ressemblera à une unité de soins intensifs ou un bloc opératoire, explique Mme Gobeil. Le LAAS permettra aux étudiants du secteur de la santé de travailler en interdisciplinarité, comme c’est le cas en situation réelle. Chacune sera dotée de salles de contrôle qui permettront de filmer les interventions des étudiants à des fins pédagogiques.

Sylvie Dallaire, directrice adjointe aux études, Josée Gobeil, enseignante en inhalothérapie, et Louis Turgeon, directeur adjoint aux études, ont effectué une visite de chantier en compagnie des médias.

Les travaux qui ont débuté en mai 2019 avec la démolition des locaux d’informatique devraient prendre fin au mois d’août juste à temps pour la rentrée scolaire 2020-2021.