En arrière-plan, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a fait l'annonce du nouveau circuit rapide en compagnie du président de la STS et conseiller municipal, Réjean Hudon, et du directeur général Jean-Luc Roberge.

Un nouveau circuit rapide sur Talbot

La Société de transport du Saguenay (STS), en collaboration avec le CIUSSS, le Cégep de Chicoutimi et l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), planche sur un projet de circuit rapide qui permettrait de desservir la zone centrale de Chicoutimi et ainsi offrir aux citoyens un service mieux adapté.
Le projet, qui représente des investissements de 7 M $ presque en totalité financé par les gouvernements du Québec et du Canada, a été dévoilé jeudi par le maire de Saguenay, Jean Tremblay, accompagné du conseiller municipal et président de la STS, Réjean Hudon, et du directeur général Jean-Luc Roberge. L'accueil du projet par le ministère des Transports du Québec est suffisamment positif pour permettre au maire Tremblay de procéder à l'annonce en l'absence des représentants du Cégep et du CIUSSS.
Il s'agit d'un corridor de transport qui débute à l'angle des boulevards Barrette et Talbot. Les autobus circuleront vers l'UQAC, le cégep et l'hôpital pour retourner au terminus situé au centre-ville de Chicoutimi. Les autobus passeront toutes les 10 minutes pendant les périodes de pointe pour répondre à la clientèle sur les trois principaux sites.
Des travaux d'infrastructures seront nécessaires sur les sites des trois établissements publics afin d'aménager des corridors de circulation afin que les autobus puissent respecter les horaires. Le projet repose sur la fluidité des autobus.
Il ne sera cependant pas nécessaire d'aménager de voie réservée pour les autobus sur le boulevard Talbot comme c'est le cas à Québec avec les circuits métrobus. Selon le maire, la circulation n'est pas assez dense pour justifier des voies réservées. Les sites d'arrêt des autobus pour les trois pôles de clientèle ne sont pas encore identifiés et le maire s'est bien gardé de mettre son nez dans les affaires des trois organisations qui participent au projet.
La Ville accepte de verser 250 000 $ dans cette aventure et Jean Tremblay affirme qu'il n'y aura pas un dollar de plus. Le fonds des municipalités canadiennes finance les coûts de l'étude et la balance pourrait provenir d'aides financières du gouvernement du Québec via différents programmes et possiblement du gouvernement canadien qui a créé un programme de développement des transports collectifs comme le REM de Montréal annoncé au cours des dernières heures.
Le directeur de la STS a de son côté expliqué que la mise en place de ce nouveau circuit rapide nécessitera une réorganisation importante des circuits d'autobus pour l'arrondissement de Chicoutimi. L'axe créé par ce projet va desservir la plus importante zone de circulation de la ville. L'objectif est de résoudre les problèmes de stationnement qui pointent un peu partout et qui coûtent cher aux différentes organisations tout en diminuant la circulation.
Commissions scolaires
Le maire a profité du point de presse pour critiquer les deux commissions scolaires du territoire qui refusent systématiquement de confier le transport des élèves à la STS. Selon le maire, il est toujours préférable d'avoir le privé et le public dans l'offre de services. Il croit que la présence des deux permet de vérifier si les prix exigés sont compétitifs. Il assure avoir changé de point de vue depuis son arrivée à la mairie alors qu'à l'époque, il considérait le privé comme étant la meilleure option.